Menteur d’Émile Gaudreault

Avec : Louis-José Houde, Antoine Bertrand, Catherine Chabot, Anne-Élisabeth Bossé, Geneviève Schmidt, Véronique Le Flaguais, Luc Senay, Patrice Coquereau, Marie-Lise Pilote, Sonia Vachon, Didier Lucien, Vitali Makarov, Denise Filiatrault et Michel Laperrière.

menteurSimon (L-J. Houde) est un menteur compulsif. À sa grande surprise, sa famille, ses amis et ses collègues lui lancent un ultimatum collectif, il doit apprendre à dire la vérité. Mais celui-ci vit dans le déni et finit par raconter un mensonge de trop, provoquant une situation exceptionnelle. Toutes les faussetés qu’il a racontées dans sa vie deviennent réalité. Les catastrophes se succèdent à son grand désarroi et, avec l’aide de son frère jumeau (A. Bertrand) et d’une nouvelle collègue (C. Chabot), il devra comprendre comment se sortir de ce cauchemar.

Durée : 1h51
Distribution : Fims Seville
En salles depuis le 10 juillet 2019

Par Corinne Bénichou

Les invraisemblances ne manquent pas dans ce long métrage dont le réalisateur emploie l’univers parallèle pour en faire une comédie.

L‘idée de base est intéressante (l’introduction avec les moines bouddhistes en gardiens du monde est ingénieuse), mais c’est le traitement, ensuite, qui laisse à désirer. Vous aurez parfois le sourire mais jamais un rire franc et déployé à la vue des nombreux rebondissements et mésaventures de l’humoriste. Par contre, ses acolytes acteurs, dans les rôles secondaires, assurent, particulièrement Véronique Le Flaguais, grandiose en mère épouvantable et grossière et la courte mais néanmoins impeccable prestation de Denise Filiatrault en chauffeur verbomoteur chez Uber.

Antoine Bertrand est toujours aussi juste dans l’humour de situation, un registre qui lui va bien. Louis-José Houde, comme à son habitude, est vif d’esprit et de parole, mais le duo ne suffit pas à sauver le film. Gaudreault a voulu combler un scénario faible par des astuces visuels à petits et grands déploiements sans succès ! De plus, la conclusion est prévisible !

Le rendez-vous cinématographique québécois estival n’a pas fait mouche comme les précédents De Père en flicc 1 et 2 et Le sens de l’humour. Dommage !

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