Vivre à 100 milles à l’heure de Louis Bélanger

Avec Rémi Goulet, Antoine L’Écuyer, Félix-Antoine Cantin, Sandrine Poirier-Allard, Maxime Dumontier, Elijah Patrice-Baudelot, Zakary Methot, Dylan Walsh, Cassandra Latreille, Marie-Hélène Thibault et Benoit McGinnis,

vivre 100 milleLouis (R. Goulet), Éric (F-A. Cantin) et Daniel (A.L’Écuyer)sont inséparables. Ils sont jeunes et téméraires. Rapidement, les jeux d’enfant prennent le chemin du petit crime désorganisé et leur amitié sera mise à rude épreuve.

Durée :1h43
Distribution : Les Films Opale
En salles depuis le 27 septembre 2019

Par Corinne Bénichou

Cette comédie dramatique pose un regard tendre et décalé sur cette période trouble et enivrante,la ville de Québec avec ses années 70 et 80 en toile de fond. D’ailleurs, la reconstitution de cette époque est vraiment bien rendue.

Depuis Post mortem, Bélanger peut se targuer de faire, à la fois, du cinéma d’auteur et du cinéma populaire campé à hauteur d’homme, inventif, personnel et universel.

De Beauport à Charlebourg en passant par Montréal, de l’enfance à l’âge adulte, sans oublier l’adolescence, le septième long métrage du réalisateur dessine des personnages riches et immédiatement familiers, qui font la joie des cinéphiles d’ici et d’ailleurs.

Tout comme pour Gaz Bar Blues qui occupe, depuis quinze ans, une place spéciale dans le cœur de Québécois, le cinéaste propose d’entrer, de nouveau, dans sa vie (caméo de Louis et présence de Guy son frère aîné, sa conscience) et dans celle de ses comparses dont une partie est autobiographique (le narrateur, qui est aussi le protagoniste principal, s’appelle Louis) mêlée à de la fiction.

De l’insouciance à l’appât du gain facile, les trois garçons mettent leurs doigts dans un engrenage qui déplaira fortement aux vrais criminels et amène un côté plus dramatique au récit qui ne manque pas de scènes amusantes, de musique, d’expériences (premières amours, premières bagarres) et d’amitié, bien-sûr !

Les trois acteurs offrent de belles, fortes et sincères performances. À signaler la troublante ressemblance entre Goulet et Bélanger. D’autre part, la passion pour la photo et une première exposition gratifiante permet à son personnage de prendre un chemin plus serein.

La direction de la photographie est assurée par Pierre Mignot, lauréat du prix Iris Hommage 2019.

La musique originale de Guy Bélanger et Claude Fradette donne toute son atmosphère à cette histoire.

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