Annika Parance Éditeur

Cette maison d’édition indépendante et généraliste a été fondée en 2009. Sa branche littéraire a été inaugurée en 2012 avec L’inédit de Marie Cardinal. L’édition cherche à rassembler, dans tous les domaines de la littérature, des auteurs venant d’horizons divers dont l’écriture n’a pas de frontières, ni de limites. Elle s’efforce d’offrir son catalogue sur toutes les plateformes de diffusion possibles.

Par Corinne Bénichou

Plusieurs livres de référence sur la santé en français et en anglais, a aussi été publiée. Axée sur l’information grand public, elle était écrite en collaboration avec des médecins de renommée internationale.

La maison apporte une attention particulière à la force et à la pertinence des contenus ainsi qu’au travail éditorial avec les auteurs qui sont, à ce jour, au nombre de seize, tous différents les uns des autres.

Dans la série Sauvage, pour les lecteurs qui ne le sauraient peut-être pas, un des piliers, Mario Cyr, est décédé en 2020. Le 12 janvier dernier, la mauvaise nouvelle a été annoncée sur le site de l’édition.

Né à Saint-Hyacinthe, Mario Cyr vivait à Montréal. Auteur de nombreux ouvrages (romans et poésie) dont Jusqu’à épuisement des stocks, mono et Hacker aux Intouchables, le bain des oiseaux aux Écrits des Forges. Planètes et Couleur de l’âme chez Annika Parance Éditeur. Il était également blogueur avec plus de mille cinq cents billets sur www.mariocyr.ca depuis 2011.

Parmi ses collègues dans cette même collection, vous retrouverez deux micro romans de Maud Chayer, À la foire et et Au pavillon. Le premier est sorti en 2020 en pleine pandémie. Le thème porte sur un homme qui se laisse convaincre par sa femme et ses filles d’aller passer une journée à la foire agricole, en pleine canicule. Sur place, il y a beaucoup de monde. Mal à l’aise, l’homme déambule entre les bêtes et les visiteurs, se pliant aux désirs de ses filles. Dans l’après-midi, il perd sa famille dans la foule. Entre une vache aux pis douloureux, une conversation avec un éleveur, des jeux d’adresse, des manèges et plusieurs bières, il est confronté à l’homme qu’il est devenu et réalise qu’il en est prisonnier.

Le second, Au pavillon, est également sorti pendant la pandémie et, là aussi, la famille est au centre du récit et plus particulièrement au féminin. Cette dernière vit en banlieue, mène une existence saine et agréable, dans la bonne humeur et l’amour. C’est l’été, les vacances approchent. Un événement inattendu survient à la fillette de neuf ans et viendra perturber tout le monde. Entre rite de passage raté, crise du couple et peur du vieillissement, comment les parents parviendront-ils à garder l’équilibre intact? Quant à la petite, elle semble plus à l’aise quand personne ne s’occupe d’elle…

Maud Chayer a fait des études universitaires en cinéma et en littérature à Montréal, Paris, Vienne et Marseille. En 2015, elle publie le premier tome de sa trilogie pour adolescents, Plan vaudou. Suivront Cœur de zombie et Maître Minuit en 2016. Elle travaille dans le milieu du cinéma et vit en banlieue, un endroit qui n’a de cesse de l’inspirer.

Dans la même année et de façon exceptionnelle, du moins pour le moment, Juan Joseph Ollu y a publié Présents composés, un titre contradictoire !

Vivre sa vie mais en rêver une autre. Se perdre ou se trouver dans une double existence. Hésiter à la croisée des chemins. Refuser, peut-être, de choisir. Voilà ce que sont, entre autres, les présents multiples des personnages qui traversent ce recueil de cinq nouvelles. Les mauvais garçons ou mauvaises filles suivent leur voie coûte que coûte. Ils veulent être libres, vivre comme ils l’entendent en cherchant des sensations fortes et en refusant la soumission, au risque de perdre l’autre. Mais jusqu’à quel point ?

Juan Joseph Ollu est né à Montréal. Écrivain et traducteur, passionné d’histoire, de littérature et de cinéma. En 2016, il reçoit la bourse de la relève en littérature du Conseil des arts et des lettres du Québec pour l’écriture de son premier roman, Dolce vita. Avec Un balcon à Cannes et Présents composés, il explore à nouveau son thème de prédilection, l’intimité d’une jeunesse aussi sensible qu’impitoyable dans sa quête de liberté et d’absolu.

La poésie narrative, Au Nord de ma mémoire de Mattia Scarpulla, sortie le 25 mai passé est une dédicace à celles et ceux qui sont menacés pour ce qu’ils sont ! Sur la quatrième de couverture, il est écrit : À l’improviste, on se retrouve à l’aéroport, nos corps transformés en passeports, on se précipite face au miroir, on ne voit que l’étranger de nous-mêmes !

Choisir ou subir l’exil. Perdre ou retrouver ses origines. Succomber ou résister à l’abus de pouvoir. Tel est le sujet qui met en scène des migrants de première génération, dont le corps porte les stigmates de l’exil, se réunissent à Montréal pour jouer de la musique. D’autres se cachent dans les rayons d’une bibliothèque, après la fermeture, afin de continuer à rêver et à vivre grâce aux livres. D’autres encore, déracinés et marginaux, marchent sans fin dans des centres commerciaux, dans le métro, devant des bâtiments ministériels en quête d’une rencontre dans des pays imaginaires ou des avenirs dystopiques. D’une terrasse de Turin aux couloirs d’un musée des mémoires, un homme suit inexorablement son désir jusqu’à cueillir le baiser rêvé.

Dans la plupart des narrations poétiques de ce livre, les personnages perdent des membres ou voient leur apparence physique se modifier. L’auteur qui se met aussi en scène dans des poèmes auto fictionnels, représente ainsi la fabrication des identités.

Toujours dans la collection Sauvage, L’écueil des mondes de David Beaudoin, est prévu pour le 28 septembre. Son roman contient le chiffre 7, emblématique pour certaines communautés !

Sept nouvelles, sept histoires à la limite du fantastique, qui se déroulent à différents endroits sur la planète, sept tableaux mystérieux, émouvants, inquiétants. Que ce soit dans la jungle amazonienne, dans les îles indonésiennes ou près des sommets himalayens, chaque récit met en scène des relations érotiques entre des voyageurs et des habitants des contrées qu’ils visitent. Ces liaisons se trouvent toutefois bouleversées par des catastrophes naturelles ou des événements mystérieux. Au fil de sa lecture, le lecteur s’imprégnera de l’ambiance de mondes lointains qui, plus que jamais, se trouvent menacés par d’inévitables désastres écologiques.

David Beaudoin est doctorant en littératures de langue française à l’Université de Montréal. Il est également titulaire d’une mineure en littérature comparée. Son premier recueil a été rédigé lors d’un voyage autour du monde qui s’est étalé sur une période de quatorze mois.

Pour terminer, le premier roman,  Arides, à paraître le 28 septembre. Encore une histoire de famille en forme de roman d’aventures ! Celui-ci plonge le lecteur dans les méandres de ces drôles de silences, dans ces rudesses d’âmes qui, sans le vouloir, tracent les trajectoires de ceux qui suivent. Dans cette histoire d’abandon et de mutisme, il y a une sorte de chasse au trésor relative au lieu de naissance du fils…

Dan, la cinquantaine, a reçu un courrier de son fils, premier contact depuis qu’il l’a abandonné lorsqu’il était enfant. Son passé le happe, lui qui ne sait rien de sa propre famille. À force d’insistance, il parvient à percer une brèche dans le mutisme de son père, mourant, qui lui dévoile son lieu de naissance. Il part aussitôt, en quête de ce village, lieu de toutes ses réponses, mais dans ces collines asséchées où il se perdra et frôlera la mort, sa soudaine présence ravivera des tensions aux racines profondes et arrachera sans le savoir des bribes d’un passé violent intimement lié au sien.

Mickaël Carlier vit à Montréal. Il a toujours mené, en parallèle à son travail dans les media, des projets artistiques comme l’écriture, ainsi que la photo et le théâtre. Fasciné par les trajectoires humaines, il aime explorer les failles, les lumières et les contradictions humaines. Il observe la force d’attraction des rêves de jeunesse et la façon dont se dessinent les quêtes.

La date du 12 août est devenue une tradition, La journée est dédiée à l’achat d’un livre québécois. Alors n’hésitez pas à vous précipiter chez vos libraires et sur les sites de vos éditeurs.

* Photo indisponible au moment de la publication.

Annika Parance Éditeur
1043, Marie-Anne Est
Montréal
(514) 658 7217
www.apediteur.com

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