Elles Autochtones

Jusqu’au 4 février 2018

lmba logo blancEn collaboration avec l’Office national du film du Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal présente une installation immersive réalisée par trois artistes, deux Attikameks et une Innue. Cette présentation s’inscrit dans le cadre d’une saison consacrée aux femmes artistes autochtones.

Par Corinne Bénichou

onf logo n et bLe trio a imaginé une version complète d’un prototype développé en 2016 lors d’une résidence au laboratoire de création, Déranger, produit par l’Office national du film, le centre d’artistes en arts médiatiques Oboro de Montréal et le Wapikoni. La création multimédia offrait déjà une expérience unique et les effets sonores et visuels, finement réunis, suggéraient la possibilité d’une expérience immersive et spirituelle.

expo épier mondeL’installation où apparaissent divers éléments évoquant le sacré, il est question d’épier l’autre monde, transposition de l’idée innue et atikamek derrière les mots kushapetshekan et kosapitcikan, gardée secrète chez ces peuples autochtones, sans toutefois le révéler ou le dévoiler, dans une démarche ancrée dans la décolonisation. La trame sonore suggère également un autre espace-temps.

expo autochtonesUn dispositif en forme de cylindre est utilisé comme surface de projection afin d’accentuer le caractère intime de l’expérience et d’inviter les visiteurs à un moment d’arrêt. L’expérience peut se vivre collectivement ou individuellement. Il est possible d’habiter l’œuvre en s’y introduisant ou encore en prenant une position plus distanciée, en l’observant de l’extérieur. À travers elle, les artistes partagent, à leur manière, un élément de leur culture, mais laissent la porte ouverte à l’interprétation.

eruomaEruoma Awashish détient un baccalauréat en art interdisciplinaire de l’Université du Québec à Chicoutimi. Elle possède une double identité, atikamekw par son père et québécoise par sa mère, qui lui permettent de cerner les différences entre ces deux peuples, afin de créer des espaces de dialogue par ses œuvres.

mekyMeky Ottawa, Atikamekw de Manawan, a pour sa part réalisé des courts métrages avec le Wapikoni mobile dont Elle et moi (2017), diffusé dans plusieurs festivals à travers le monde : Présence autochtone à Montréal, le Winnipeg Aboriginal Film Festival, le festival Planète Honnête en France et le Carrousel international du film de Rimouski.

janiJani Bellefleur-Kaltush, originaire de la petite communauté innue de Nutashkuan, est diplômée du programme cinéma de l’Inis et première femme des Premières Nations du Québec à avoir obtenu ce diplôme. son premier court métrage, Uenan (2009), a été primé à Toronto et remarqué dans plusieurs festivals.

De plus, l’organisme propose de voir. Tout ce qui reste/Scattered Remains, une exposition constituée d’un corpus d’œuvres de l’artiste québécoise d’origine algonquine, Nadia Myre, dont une nadiarestenouvelle série intitulée Code Switching a été créée en 2017. Il s’est également porté acquéreur de deux œuvres d’artistes autochtones contemporaines, Mixed Blessing (2011) de Rebecca Belmore et Spirale tintante (2015) de Maria Hupfield.

Musée des beaux-arts
Pavillon Jean-Noël Desmarais
Niveau S2
1380, Sherbrooke Ouest
Montréal
(514) 285-2000
www.mbam.qc.ca

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