Festival International Nuits d’Afrique – La Percée

Mémoire, transmission et intelligence artificielle au cœur des réflexions du quarantième anniversaire.

Par Corinne Bénichou

Les 16 et 17 juillet, les rencontres professionnelles de La Percée réuniront artistes, diffuseurs, chercheurs, journalistes, institutions culturelles, plateformes numériques et professionnels de l’industrie musicale venus du Québec, de la France et de l’Afrique francophone.

Cette troisième édition propose une réflexion ambitieuse sur un enjeu devenu incontournable. Comment les musiques africaines, caribéennes et latino-américaines peuvent-elles demeurer vivantes, visibles et facilement découvrables dans un environnement profondément transformé par le numérique et l’intelligence artificielle ?

Alors que les plateformes et les systèmes de recommandation influencent de plus en plus la circulation des œuvres, ces rencontres mettront en dialogue les acteurs qui documentent, diffusent, créent et accompagnent ces musiques afin d’imaginer des réponses collectives aux défis de la transmission, des archives, de la découvrabilité et de la souveraineté culturelle.

Pendant deux après-midi, conférences, grandes conversations et ateliers exploreront plusieurs questions majeures : Comment préserver les archives musicales à l’ère de l’IA ? Raconter ces musiques aux nouvelles générations ? Les algorithmes favorisent-ils réellement la diversité culturelle ? Quels leviers développer pour améliorer la visibilité et la circulation des œuvres dans l’environnement numérique ? S’inscrivant au cœur du festival, qui accueillera cette année sept cents artistes issus de trente pays, elles constituent un espace privilégié de maillage entre artistes, diffuseurs, festivals, chercheurs, institutions culturelles et représentants des plateformes numériques, favorisant l’émergence de nouvelles collaborations entre le Québec, la France et l’Afrique francophone.

Au programme, cinq grandes rencontres qui aborderont les enjeux majeurs de la transmission culturelle à l’ère numérique : Valoriser les données, fonds d’archives et patrimoines musicaux dans l’environnement numérique et à l’ère de l’Intelligence Artificielle pour préserver la souveraineté culturelle. Des formats créatifs et des stratégies numériques, faire vivre les archives et les mémoires musicales. Passeurs de mémoire, comment festivals, labels, radios/media et institutions culturelles ont construit, transmettent et font (re)découvrir les musiques du monde. Algorithmes et diversité musicale, l’IA peut-elle servir les musiques africaines, caribéennes et latino-américaines sans les homogénéiser ? Agir ensemble, construire une feuille de route partagée pour le potentiel et la circulation des musiques africaines, caribéennes et latino-américaines Chaque journée se conclura par un moment de rencontres professionnelles avant de se prolonger avec le festival.

Crédit photo : Charles-Olivier Bourque

www.festivalnuitsdafrique.com

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