Avec Jean Reno, Lukas Pélissier, Chloé Jouannet, Hugo Dessioux, Tom Leeb, Hugues Aufray et Charlotte De Turckheim.
Léa (C. Jouannet), Adrien (H. Dessioux) et leur petit frère Théo (L. Pélissier), sourd de naissance, partent en vacances en Provence chez leur grand-père, Paul dit Oliveron (J. Reno), qu’ils n’ont jamais rencontré à cause d’une brouille familiale. En moins de vingt quatre heures, c’est le conflit des générations, entre les adolescents et ce vieil homme qu’ils croient psychorigide à tort, car le passé turbulent de ce dernier va ressurgir et les années soixante dix vont débarquer au fin fond des Alpilles. Pendant cet été tourmenté, les uns et les autres vont être transformés.
Durée : 1h45
Distribution : Métropole Films
En salles depuis le 9 mai 2014
Par Corinne Bénichou
Le nouveau film de la réalisatrice (Animal, La Rafle) est sans aucun doute solaire et inspiré de ses souvenirs d’enfance. Tournée dans le sud de la France, sa région natale, avec cette comédie familiale, elle met en scène un Jean Reno dont la caractère bourru cache un cœur blessé qui ne demande qu’à aimer et à être aimer. La prestation naturelle du petit Pélissier aide grandement son partenaire à dévoiler sa vraie nature. Tendresse et transmission assurées.
Chloé Jouannet et Hugo Dessioux sont justes et représentent bien les jeunes d’aujourd’hui avec leurs tracas dérisoires, leurs individualismes, leurs illusions et leurs premières vraies expériences.
La Provence, qui est un personnage en soi, devient le catalyseur de toutes les résistances au plaisir de vivre une saison inoubliable. Dans ce sens, les paysages, les cigales, la chaleur, la farniente, le pastis, les parties de pétanque et les anciens (avé l’assent s’il vous plait !) qui lorgnent les filles accoudés au comptoir du café, font partie de ce long métrage.
Avis de mistral (titre original) devenu Un été en Provence pour la circonstance, est légitime puisque la cinéaste revendique tous les clichés de la carte postale (splendide photographie de Stéphane Le Parc) avec un brin de mélancolie sur les années 70 où les copains se retrouvent autour du feu de camp dont Hugues Aufray, de cuir vêtu, qui en profite pour entonner du Dylan avec Knockin’ on Heaven’s Door et Forever Young.
L’idée de base du scénario est mince et le fil du récit prévisible mais, contrairement à ses précédentes œuvres, cette fois c’est la légèreté et l’optimisme qui prônent dans la mise en scène. Quelques moments sont même touchants.
À votre grand étonnement, vous pourriez quitter la salle avec le goût de partir découvrir cette région française !