Par Corinne Bénichou
Tristesse Club de Vincent Mariette
Avec Ludivine Sagnier, Vincent Macaigne et Laurent Lafitte
Sur un appel, deux frères et une sœur (dont l’identité est douteuse) se retrouvent et font des rencontres inusitées.
Durée : 1h30
Distribution : Axia Films
En salles depuis le 31 juillet 2015
Si vous aimez les jeux de pistes, les vieilles Porsche, les sœurs qui n’en sont pas, les pères pas vraiment morts, les lacs et leurs secrets, bienvenue au club !
Cette comédie dramatique (clin d’œil aux œuvres de Wes Anderson) parle avec légèreté et humour d’un sujet sombre, le deuil, avec des personnages marginaux (un vrai mec réaliste mais pessimiste et un naïf honnête) dans un environnement loufoque et symétrique.
Le réalisateur et scénariste français signe, ici, son premier long métrage et une fusion des genres.
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Elle l’adore de Jeanne Herry
Avec Laurent Lafitte, Sandrine Kiberlain, Pascal Demolon, Olivia Côte, Nicolas Bridet, Sébastien Knafo, Muriel Mayette et Benjamin Lavernhe.
Muriel (S. Kiberbain) est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis vingt ans, elle est aussi admiratrice inconditionnelle du chanteur à succès Vincent Lacroix (L. Lafitte). Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie. Quand une nuit, son idole sonne à sa porte, sa vie bascule. Elle est entraînée dans une histoire qu’elle n’aurait jamais osé inventer !
Durée : 1h44
Distribution Axia Films
En salles depuis le 3 juillet 2015
Les premières images montrent une jeune femme racontant une blague, mais l’aventure qu’elle vivra ensuite sera beaucoup moins distrayante. En effet, au fil du récit, le ton léger fera place à une tension montante.
L’excellente prestation de Sandrine Kiberlain donne à son personnage une force insoupçonnée et une ampleur de jeu très éloquente. La scène de la garde à vue est jubilatoire. Laurent Lafitte en chanteur populaire, adulé de la gente féminine, est un mélange astucieux de Julien Clerc pour l’habillement et la logique familiale (la réalisatrice est la fille de l’artiste) et de Patrick Bruel pour le poker, la constitution physique et le clin d’œil relatif au rendez-vous place des grands hommes.
Entre polar et comédie, cette première œuvre est vraiment efficace.
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L’affaire SK1 de Frédéric Tellier
Avec Raphaël Personnaz, Nathalie Baye , Olivier Gourmet Michel Vuillermoz, Adama Niane, Christa Théret, Thierry Neuvic et William Nadylam.
Paris, 1991. L’histoire vraie de Franck Magne (R. Personnaz), un jeune inspecteur qui fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Son premier dossier porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son enquête l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur, le manque de moyens, la bureaucratie. Pendant huit ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit.
Durée :
Distribution : AZ Films
En salles depuis le 19 juin 2015
C’est l’histoire vraie d’une série de meurtres (avec photos choquantes) qui s’est déroulée en 1991. Durant plusieurs années, plus de quatre mille policiers ont participé à la plus grande traque jamais organisée en France.
Le réalisateur de ce drame policier signe aussi le scénario avec David Oelhoffen. Le côté technique a été appuyé par Patricia Tourancheau, journaliste au journal Libération, qui a assisté l’ensemble du procès il y a vingt ans.
Un premier long métrage qui se base sur le vécu des personnages principaux. Ces derniers ont également contribué au développement du projet.
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Une nouvelle amie de François Ozon
Avec Romain Duris, Anaïs Demoustier et Raphael Personnaz.
À la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie
Durée : 1h47
Distribution : Métropole Films
En salles depuis le 5 juin 2015
En quelques images la situation et les personnages sont plantés. Un rebondissement inattendu changera la donne…
Pour ce nouvel opus, le réalisateur français s’est inspiré d’une nouvelle de Ruth Rendell intitulée The New Girlfriend qui aborde avec émotion la question du travestissement.
Un gros clin d’œil, en forme d’hommage, au droit à la différence, à vivre autrement et à réaliser ses fantasmes.
La conclusion est un peu utopique. L’ensemble du sujet pose la question de façon intelligente sur le degré de tolérance et des préjugés face à une telle situation dans la société actuelle.
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Saint-Laurent de Bertrand Bonello
Avec Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Louis Garrel, Léa Seydoux, Amira Casar, Aymeline Valade, Helmut Berger et Micha Lescot.
1967/1976. La rencontre de l’un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact.
Durée : 2h15
Distribution : Métropole Films
En salles depuis le 22 mai 2015
Loin du biopic traditionnel, le film se focalise sur l’une des périodes les plus sombres de la vie du couturier français avec un caractère sexuel démesuré (la scène avec Jérémie Rénier, en Pierre Bergé , est des plus explicites !) ainsi que des thèmes tels que la maladie mentale, l’abus de drogues, de médicaments et d’alcool avec un certain esthétisme, certes, mais qui édulcorent le principal propos, sa carrière dans le monde de la mode.
Les scènes avec Helmut berger, interprétant le créateur à la fin de sa vie, auraient pu être évitées puisqu’il ne se passe rien de probant, excepté les souvenirs qu’il évoque !
Contrairement au film de Jalil Lespert, les ressemblances physiques ne sont pas flagrantes, à l’exception du rôle principal dans son ensemble malgré le manque de finesse corporel de Gaspard Ulliel versus Pierre Niney.
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Respire de Mélanie Laurent
Avec Joséphine Japy, Lou de La âge, Isabelle Carré, Roxane Duran et Claire Kemi.
Charlie (J. Japy), une jeune fille de dix–sept ans. L’âge des copains, des émois, des convictions, des passions. Sarah (L. de L’âge), la nouvelle arrivée en ville, est belle, culottée, elle a un parcours, un tempérament. C’est l’attraction immédiate de tous, mais Sarah choisit Charlie…
Durée : 1h31
Distribution : Axial Films
En salles le 15 mai 2015
Ce film est l’adaptation libre du roman éponyme d’Anne-Sophie Brasme paru en 2001. La réalisatrice l’a lu à l’âge de dix-sept ans, a été bouleversée par cette histoire et a décidé rapidement de chercher une maison de production pour adapter cet ouvrage. Il faudra quelques années avant concrétiser sa démarche.
Dans ce long métrage, la perversion narcissique entre deux adolescentes, sur fond de tension dramatique doté d’un lourd secret familial, est le pilier de cette aventure dans laquelle le personnage de Sarah souffle le chaud et le froid à sa convenance. Après avoir été possessive, manipulatrice, malsaine, menteuse et humiliante, elle change de méthode et passe à l’intimidation, aux menaces et au harcèlement.
Un film oppressant, porté par deux jeunes actrices investies, dont le titre Respire est vraiment approprié.
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La rançon de la gloire de Xavier Beauvois
Avec Benoît Poelvoorde, Roschdy Zem, Séli Gmach et Chiara Mastroianni.
Vevey, une petite ville au bord du lac Léman, 1977. Osman (R. Zem) héberge son ami Eddy (B. Poelvoorde), tout juste sorti de prison, en échange de quoi celui-ci s’occupe de sa fille de sept ans, Samira (S. Gmach). Mais en cette veille de Noël, le manque d’argent se fait cruellement sentir. Aussi, quand la télévision annonce la mort du richissime comédien Charlie Chaplin, Eddy a une idée, subtiliser le cercueil de l’acteur et demander une rançon à la famille !
Durée : 1h55
Distribution : Métropole Films
En salles depuis le 15 mai 2015
Le réalisateur (Le Petit lieutenant, Des hommes et des Dieux) propose, avec son plus récent film, une histoire farfelue liée à la mort de Charlie Chaplin dont le monde du cirque est familier. D’ailleurs, les petits enfants de l’artiste, en particulier James Thierrée et sa sœur Aurélia en ont fait leur univers. À signaler qu’une partie de la famille est dans la distribution.
La demande de prêt refusée par la banque donne le motif imparable à l’idée loufoque qui va germer dans la tête du personnage interprété par Poelvoorde. Ce qui offre quelques scènes assez drôles. Contrairement à celles de l’enlèvement du cercueil qui sont pénibles à voir !
La musique de Michel Legrand est parfois envahissante. Dommage ! Par contre, la reconstitution de l’époque (télévision en noir et blanc, appareil photo avec cubes flash, vêtements et lieux divers) est vraisemblable ainsi que les prestations naturelles des acteurs.
Un long métrage à prendre à la légère.