Du 16 au 27 septembre 2015 au cœur de la capitale.
Par Corinne Bénichou
Du 17 au 23 septembre, la cinquième édition du festival, présentée par Québecor, a proposé au public une expérience cinématographique allant bien au-delà de la simple projection de films. Outre les deux sorties les plus attendues de l’automne, Paul à Québec de François Bouvier et Guibord s’en va-t-en guerre de Philippe Falardeau, elle a offert des Premières, des activités spéciales et une compétition officielle riche et diversifiée.
Parmi les huit longs métrages, Ville-Marie de Guy Édoin, avec Monica Bellucci et Pascale Bussières, Grandma de Paul Weitz, (American Pie) avec Lily Tomlin, Julia Garner , Marcia Gay Harden et Sam Elliot.
Du 24 au 27 septembre, rediffusions.
Dimanche 27 septembre, présentation des films lauréats récompensés par les jurys et le public.
Le jury
Michel Marc Bouchard, Martin Brouard, Karim Ouellet, Julie Lambert et Louis-David Morasse.
Ce jeune festival s’est installé au cœur de la ville avec des projections extérieures et gratuites, dont la trilogie de Retour vers le futur la première fin de semaine.
Il a également investi les locaux du futur théâtre Le Diamant pour des projections au Cabaret (anciennement celui du Capitole) et pour ses activités plus festives au 964 (ancien restaurant Chez l’Autre).
À la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm et au cinéma Cartier s’est ajouté, cette année, le théâtre Les Gros Becs, sans oublier la basse ville, avec une série de séances et d’activités au Cercle, dont une soirée musique et cinéma dédiée à Charles Bukowski, deux représentations des spectacles Les P’tits mélomanes du dimanche et une expérience de réalité virtuelle.
La fête du cinéma sous toutes ses formes a été concoctée pour ses acteurs, ses artisans et le public, qu’il soit cinéphile ou néophyte. « Nous voulons que les gens sentent le festival quand ils viennent dans le Vieux-Québec et qu’ils se l’approprient pour en faire le projet d’une collectivité » a précisé le directeur général Ian Gailer.
« Avec près de deux cents films, nous sommes très heureux de cette cinquième programmation. Une fois de plus, elle a offert à la population, un cinéma populaire puisé aux quatre coins du monde, tout en faisant la part belle au cinéma indépendant, qui est en pleine ébullition » a ajouté fièrement le directeur de la programmation, Olivier Bilodeau.
Les courts métrages
Mercredi 16 septembre à 19 heures, en prélude à la soirée d’ouverture, la compétition nationale a rassemblé treize films, présentés en deux parties distinctes.
Elle a donné l’opportunité aux réalisateurs locaux d’obtenir la Bourse à la création des cinéastes de Québec.
Le jury
Matthew Rankin, Biz de Loco Locass et Debbie Lynch-White.
Le film d’ouverture
Jeudi 17 septembre, le festival a ouvert officiellement ses portes avec Paul à Québec* de François Bouvier, tourné en partie dans la région de la Capitale Nationale et dont François Létourneau (un des rôles principaux) est le porte parole de cet événement.
Pour l’occasion, une exposition a été organisée en collaboration avec La Pastèque et le musée national des beaux-arts. Elle comptait plus de soixante quinze planches de la bande dessinée et d’autres œuvres liées au film.
Le Jury collégial
Nouvellement créé, ce jury est composé d’étudiants des quatre cégeps de la région, Lévis-Lauzon, Sainte-Foy, Garneau et Limoilou, offrant un cours de cinéma. Ils ont été épaulés par Pierre Blais, professeur, pour évaluer six œuvres faisant écho au cours Cinémas actuels des cinq continents.
Le jury cinéphile
Cinq personnes ont choisi un lauréat parmi les premiers longs métrages de la sélection.
La classe de Maître
Vendredi 18 septembre à 15h30, elle a déroulé le tapis rouge au réalisateur québécois Denys Arcand (Le déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal, Les invasions barbares) et à Denise Robert des productions Cinémaginaire. C’est Carl Bergeron, auteur du livre Un cynique chez les lyriques, basé sur l’œuvre du cinéaste invité, que a eu le privilège d’animer cette rencontre.
En complément, Gina et Réjeanne Padovani ont été présenté en salle, alors que Champlain et Le Crime d’Ovide Plouffe étaient projetés en extérieur.
La rétrospective
Lundi 21 septembre, associé à Antitube, le festival a organisé une rétrospective sur le réalisateur Matthew Rankin, qui faisait également partie du jury des courts métrages.
Originaire de Winnipeg et diplômé en cinéma de l’Université Laval, le jeune cinéaste a été, à maintes reprises, récompensé pour ses réalisations. Death by Winnipeg a donné l’occasion de voir ou de revoir ses neuf films.
Les parrains
Grâce au soutien de la mesure Première Ovation, une activité de mentorat aux artistes professionnels résidant à Québec, âgés de moins de trente cinq ans et travaillant dans le domaine du cinéma, des arts médiatiques, du théâtre, des arts visuels, de la musique ou de la littérature, a été instauré.
Le concept s’est appuyé sur la présence de nombreux professionnels aguerris qui ont donné une demi heure de leur temps en forme de tête-à-tête informels permettant aux artistes émergents de bénéficier de leur expérience et de leurs conseils. Les inscrits ont pu dialoguer avec Sébastien Pilote, Claude Robinson, Chloé Robichaud, Fanny-Laure Malo, Jean-Marc E. Roy…

Mercredi 23 septembre, la cérémonie des remises de prix précédait Guibord s’en va-t-en guerre* de Philippe Falardeau mettant en vedette Patrick Huard, Irdens Exantus et Suzanne Clément.
Vendredi 25 septembre, Le Fantôme de l’Opéra a été diffusé en formule concert cinématographique. Un orchestre de dix musiciens a accompagné la soliste Gerda Findeisen, sous la direction du chef Gabriel Thibaudeau, pour rendre hommage à ce chef d’œuvre universel du cinéma muet.
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