Avant de partir sur les routes du Québec, le Ballet-Théâtre atlantique du Canada a présenté son spectacle dans la métropole.
Conçu à l’occasion du centième anniversaire de naissance d’une des plus grandes voix de la chanson française, cet hommage, visuellement sublime vous fera passer une soirée émouvante et envoûtante
Par Corinne Bénichou
De la rue à la gloire
Abandonnée par sa mère à sa naissance, élevée par sa grand-mère dans un bordel, encouragée à chanter par son père, artiste de rue, ce petit bout de femme est une véritable légende.
Igor Dobrovolskiy et ses talentueux danseurs lèvent le voile, d’amour et de tragédie, qui a plané sur sa vie et ses chansons.
Édith Piaf (1915-1963) aura tout connu, la rue, la misère, la violence, l’alcool, la drogue, la prostitution, les amours tragiques,
les désillusions sentimentales, la maladie et surtout, une gloire immense, se dédiant totalement à son public.
La trame musicale mêle des œuvres de Fauré, de Chopin et d’autres compositeurs aux emblématiques titres et à la voix inimitable de la môme Piaf.
Le rôle principal est tenu avec beaucoup d’élégance et de conviction par la danseuse parisienne Olga Petiteau qui offre une prestation à la fois soutenue et émotionnelle. Les mouvements, les déplacements (un peu courbée, les petits pas), les expressions, les gestes (les bras en croix ou sur les hanches) sont typiques et bien sûr la petite robe noire !
Chaque pièce est un moment important de la courte existence de la chanteuse. En première partie, La vie en rose pour P’tit Louis, son premier homme, L’accordéoniste, la vie qui reprend, elle rencontre Papa Leplée, le temps du cabaret Le Gerny avec Milord, sa passion pour Cerdan avec L’hymne à l’amour et Le ballet des cœurs.
La seconde partie commence avec Moonlight Serenade de Glenn Miller (les spectacles en Allemagne pour les prisonniers de guerre) puis des images en noir et blanc de New-York. La Foule rassemble les sept danseurs sur scène. Sur la Sonata for Cello and Piano no 1, c’est le grand amour, l’extase de deux êtres qui ne font qu’un représenté par des portées et de nombreux corps à
corps. Mon Dieu à la mémoire de Cerdan mort dans un accident d’avion alors qu’il allait la rejoindre. L’alcool jusqu’à l’étourdissement comme remède contre la souffrance et Padam. En conclusion, Non, je ne regrette rien.
Les musiques additionnelles racontent également les joies et les peines (la perte de son enfant, la mort de Leplée, entre autres) de l’artiste.
Mômone endossée par la Québécoise, Stéphanie Audet, est présente à chaque étape. C’est non seulement l’amie mais le pilier sur qui Piaf peut se reposer et se reconstruire.
Les éclairages de Pierre Lavoie et les vidéos de Ghislain Ouellette illustrent, de belle façon, les événements et les sentiments.
Les interprètes évoluent sur les chansons originales. La voix de Piaf est toujours aussi vibrante. Émotion garantie !
Pour les plus sensibles, larmes et frissons seront au rendez-vous !
La tournée de novembre :
Mardi 10, salle de spectacle Jean-Marc Dion à Sept-Îles
Mercredi 11, théâtre de Baie-Comeau,
Vendredi 13, théâtre de New-Richmond
Samedi 14, salle Desjardins-Telus, à Rimouski
Théâtre Outremont
1248, Bernard Ouest
Montréal
(514) 495-9944
www.theatreoutremeont.ca