Le garagiste de Renée Beaulieu

Avec  Normand D’Amour, Pierre-Yves Cardinal, Louise Portal, Nathalie Cavezzali et Michel Dumont.

garagisteAdrien (N. D’Amour), garagiste d’une petite ville québécoise en bordure du fleuve Saint-Laurent, espère une greffe rénale depuis cinq ans. En attendant, sa vie est en suspens. Il tente tant bien que mal de préserver son garage, son couple, malgré les longues heures passées plusieurs fois par semaine en dialyse et son énergie qui s’étiole au gré de la maladie. Mais l’embauche au garage d’un jeune homme d’un village éloigné déclenche dans sa vie  une suite de bouleversements qui vont le révéler de façon inattendue et troublante.

Durée : 1h27
Distribution : TVA Films
En salles depuis le 6 novembre 2015

Par Corinne Bénichou

Renée Beaulieu signe le scénario, le montage (en collaboration avec Martin Bourgault) et la réalisation de ce premier long métrage qu’elle a aussi produit avec Ian Quenneville et Ian Oliveri.

Ces deux collaborateurs de longue date soulignent d’une même voix que « Le garagiste a été mené de manière totalement hors normes, avec une grande détermination et une sincère foi dans le projet. »

La direction de la photographie est de Philippe Saint-Gelais, la conception sonore de Benoît Dame, les costumes de Léa Parent-Pothier, les maquillages de Catherine Beaudoin et la conception musicale d’Erik West Millette.

Les premières images de ce drame montrent un homme évanoui dans une barque. Ces dernières sont suivies de plans croisés séparés par des fondus noirs

Cette histoire tournée dans le Bas du Fleuve contient peu de dialogues, une petite dose d’humour (Michel Dumont) et des scènes touchantes tant entre les protagonistes qu’avec les animaux (le chien et l’agneau mort)

Suite à une infection mal soignée, le rein d’Adrien, garagiste de son état, interprété avec conviction par Normand D’Amour, ne fonctionne plus. Il est attente d’un donneur depuis cinq ans ! Entre temps, c’est la routine de la dialyse plusieurs fois par semaine, mais une nuit le téléphone sonne et sa vie bascule ! S’en suit la greffe, le rétablissement, les balades au bord de l’eau, l’espoir de retrouver une existence normale, mais la réalisatrice expose au contraire, la situation la plus douloureuse psychologiquement, le rejet du corps face au nouveau rein et ses conséquences.

Elle prolonge en montrant la détresse humaine et la décision d’aller jusqu’au bout malgré une solution à la portée du protagoniste ainsi que le respect de ses proches sur sa décision irrévocable sans vraiment comprendre son choix, à l’exception de son amour de jeunesse (Louise Portal) qui refait surface avec une révélation sur leur passé commun.

Vous quitterez la salle en accord ou pas avec cette décision finale, mais vous devrez vous rendre à l’évidence que le garagiste la choisit, en toute connaissance de cause et sain d’esprit.

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