Avec Matthew McConaughey, Keri Russell, Gugu Mbatha-Raw, Sean Bridgers, Jacob Lofland et Mahershala Ali.
Un simple fermier du Mississippi (M. McConaughey) prend la tête d’un groupe formé de déserteurs et d’esclaves dans l’espoir de faire du comté de Jones un état libre. Réfugiée dans les marais, la petite armée mène la guerre aux confédérés avec peu de moyens mais beaucoup de ruse et de courage. Marié à Serena (Keri Russell), ce héros méconnu et controversé de l’histoire américaine aura une liaison avec Rachel (Gugu Mbatha-Raw), une esclave instruite qui luttera à ses côtés.
Durée : 2h19
Distribution : Remstar Films
En salles depuis le 24 juin prochain
13 ans et plus
Par Corinne Bénichou
L’histoire vraie de Newton Knight, un modeste fermier du Mississippi, qui a mené un groupe de déserteurs et d’esclaves en fuite contre l’armée des Confédérés, se situe entre 1862 et 1876, pendant la guerre de Sécession.
Les premières images qui relatent les affrontements entre Sudistes et Nordistes (sang et chairs éventrées à volonté) sont assez difficiles à voir mais nécessaires pour créer une reconstitution d’époque et les horreurs de la guerre de façon authentique !
Le quatrième long métrage du scénariste et réalisateur (Seabiscuit, Bienvenue à Pleasantville, Hunger Games premier épisode) évoque la division entre l’Union d’Abraham Lincoln et la Confédération de Jefferson Davis. Une époque mouvementée qui a permis l’abolition de l’esclavage en 1865, mais n’a rien réglé au niveau du racisme. Les images du procès quatre vingt cinq ans après et actuellement les problèmes entre les policiers et la communauté noire en sont la preuve !
Depuis son revirement cinématographique, offert par Jean-Marc Vallée en 2013, pour Dallas Buyers Club le talent dramatique de Matthew McConaughey est reconnu mais l’insoumis qu’il interprète ici est un peu trop parfait pour être crédible. Ses longs discours ont tendance à encenser les valeurs chrétiennes encore en vigueur aujourd’hui en Amérique, ne prend jamais de mauvaise décision et connaît toutes les astuces pour libérer et faire évoluer ses compagnons de route. De plus, sa barbe, ses cheveux longs, et son faciès creusé ont une similitude flagrante avec le visage de Jésus. À vous d’en déduire l’intention !!!
Cette page d’histoire américaine, trop peu connue du grand public, n’a, ici, pratiquement pas de mises en contexte, à l’exception de quelques images d’archives (intermèdes en noir et blanc) associées à des notes explicatives.
Le récit aurait été plus efficace et plus intéressant dans une série. Ce format offre la possibilité de s’attarder sur les détails et d’aborder plusieurs thèmes dans une même histoire.
Dans la lignée de Glory d’Edward Zwick et de Lincoln de Stephen Spielberg, le cinéaste ne réussit pas à choisir son camp entre les mémoires du héros, son côté romantique et les conséquences qui en découlent plusieurs décennies plus tard et le drame historique pur. Dommage !