Avec Reda Kateb, Cécile De France, Beata Palya et Bimbam Merstein.
En 1943, pendant l’occupation allemande, le tsigane Django Reinhardt (R.Kateb), est au sommet de son art. Chaque soir il fait vibrer le tout Paris aux Folies Bergères avec sa musique swing alors qu’en Europe, ses frères sont pourchassés et massacrés. Lorsque la propagande allemande veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse. Mais l’évasion est plus compliquée que prévue. Avec ses proches, il se retrouve plongé dans la guerre. Pendant cette période dramatique, il n’en demeure pas moins un musicien exceptionnel qui résiste avec sa musique, son humour et qui cherche à approcher la perfection musicale…
Durée : 1h55
Distribution : MK2 | Mile End
En salles depuis le 7 juillet 2017
Le premier long métrage du scénariste français, révélé en 2010 pour le scénario du film Des hommes et des dieux, retrace le parcours du célèbre guitariste de jazz manouche durant les années d’occupation en France. Pour l’écriture, il a collaboré étroitement avec Alexis Salatko, auteur de la biographie romancée Folles de Django parue en 2013, mais aussi avec David Reinhardt, petit-fils du musicien.
Les premières images de ce drame se déroulent dans les bois des Ardennes (France) en juin 1943. Un mois plus tard, l’artiste (né en 1910 en Belgique) joue devant une salle remplie de nazis. Il participe aussi aux nuits parisiennes clandestines où l’on se moque d’Hitler et de son armée.
Tout se passe dans la même année et le guitariste partage son temps et ses sentiments entre deux femmes. Flairant le danger, il quitte la capitale pour Thonon les bains, rencontre, là-bas, d’autres tziganes, de nouveau la musique, avant de passer en Suisse, mais son départ est retardé. Entre temps, les Allemands s’installe dans la ville et organisent la répression contre cette communauté. Ce qui donne des scènes inconfortables.
De façon générale, le réalisateur aborde en surface plusieurs aspects de la vie du musicien, de son entourage et des événements collatéraux, mais tout reste anecdotique et beaucoup de personnages sont, sans raison apparente, ambigus. Heureusement, il y a la musique !
De plus, l’acteur principal manque d’expression faciale et verbale !!! Son attitude est trop neutre versus le contexte sinistre ambiant. Seul, le requiem pour tziganes (orgue, violon et voix) créé par Reinhardt, qui termine le film, apporte une émotion. Le Rosenberg trio interprète les divers morceaux présentés dans ce long métrage.
En comparaison, Liberté de Tony Gatlif avec James Thiérée, Marc Lavoine et Marie-Josée Croze décrivait avec plus d’humanité et d’efficacité, l’infortune des Tziganes face à la barbarie nazie.