Avec Victoire Belezy, Jean-Pierre Daroussin, Daniel Auteuil, Marie-Anne Chazel et Raphaël Personnaz.
Fanny (V. Bélézy), amoureuse et abandonnée, apprend qu’elle attend un bébé de Marius (R. Personnaz). Elle se retrouve en position dramatique, incapable d’assurer son propre avenir et celui de sa progéniture. Elle accepte alors, avec l’approbation de sa mère (M-A. Chazel) et du grand-père paternel César (D. Auteuil), de se marier avec Honoré Panisse (J-P. Darroussin) de trente ans son aîné. Ce dernier reconnaît l’enfant et l’élève comme le sien jusqu’au jour…
Durée : 1h42
Distribution : Métropole Films
En salles depuis le 20 décembre 2013
Dédié à Aurore, Nelly et Zachary.
À voir à la suite de Marius pour garder le fil de l’histoire.
Par Corinne Bénichou
Ce deuxième opus s’attarde sur le sort de cette jeune fille qui doit prendre la bonne décision pour sauver son honneur et celui de sa famille.
Sous les traits de Fanny, Victoire Belezy, fraîchement arrivée dans le monde du cinéma, offre une prestation sobre et ressentie. À ses côtés, Marie-Anne Chazel, sa mère, la soutient de belle façon. Quant à Jean- Pierre Darroussin, (Marius et Jeanette, Marie-Jo et ses deux amours), il revient avec discrétion mais efficacité dans le giron provençal. Sa prestation est poignante. Il est, au même titre qu’Auteuil, l’atout majeur de cette histoire. Les scènes communes sont vraiment plaisantes à voir.
Indéniablement, les œuvres de Pagnol restent inaltérables tant par les dialogues que par la façon de faire évoluer les personnages. Les acteurs Raimu, Pierre Fresnay et Orane Demazis, pour ne citer que ceux-là, sous la direction de Marc Allégret, reflétaient déjà à l’époque, avec ampleur, l’univers de l’auteur.
Plus modéré dans le ton que les originaux mais tout aussi éloquent, l’acteur/réalisateur signe, ici, un long métrage sur un temps révolu dont le propos donne un ensemble charmant.