Avec Brenton Thwaites, Meryl Streep, Jeff Bridges, Odeya Rush, Alexander Skarsgård, Taylor Swift, Katie Holmes et Cameron Monaghan.
Dans le futur, les émotions ont été supprimées grâce à l’effacement de toute trace d’histoire. Tous les individus sont formatés pour se comporter de façon préétablie. Le Passeur (J. Bridges) est la seule personne qui peut se souvenir du passé, en cas de nécessité. Le jeune Jonas (B. Thwaites), seize ans, est choisi pour être le nouveau Passeur…
Durée : 1h35
Distribution : Films Séville
En salles depuis le 15 août 2014
Par Corinne Bénichou
Ce film de science-fiction produit par Jeff Bridges, Neil Koenigsberg et Nikki Silver est l’adaptation cinématographique du roman américain du même titre de Lois Lowry, paru en 1993.
L‘acteur qui interprète le Passeur âgé -seul homme à garder en lui les souvenirs du vieux monde : les guerres, les famines, la douleur, mais aussi la joie, l’amour, l’excitation…- est un inconditionnel du livre. Il souhaitait depuis dix ans mettre en images les mots de l’auteur. Ce rôle était destiné au départ à Lloyd Bridges, décédé en 1998, alors que le projet venait d’être relancé.
Le tournage a eu lieu principalement en Afrique du Sud, notamment à Johannesburg et Le Cap. Quelques plans additionnels sont ensuite tournés en Angleterre et dans l’Utah aux États-Unis.
Le long métrage est en noir et blanc afin de confirmer que le nouveau monde dans lequel vit le personnage de Jonas et la population environnante est terne et vide de couleurs. Tout se passe dans une communauté utopique organisée autour de cellules familiales et de règles assez strictes jusqu’au jour où le héros reçoit le don de percevoir le monde tel qu’il est, alors la couleur apparaît ! Au fil de son apprentissage, le jeune homme se rendra compte que le monde parfait dans lequel il vit cache des failles, des horreurs et des mensonges dont il ne se serait jamais douté.
Le réalisateur de Salt et Au nom de la liberté offre ici une œuvre à la manière de Hunger Games et de Divergent. Les ressemblances sont surtout au niveau des cérémonies. Seules la poésie et l’interprétation des acteurs font la différence.
Malgré une photographie intéressante dans l’ensemble, les scènes de désert et de montagnes enneigées avec un bébé viennent gâcher le propos initial ainsi que le potentiel global qu’il possédait par son manque de réalisme.
Par contre, la narration apporte les informations et fait les liens que les images ne peuvent montrer en une heure trente cinq.
Ce long métrage aurait pu porter le titre Je me souviens.