Véritable légende de la chanson francophone avec plus d’un million d’albums vendus en carrière, la chanteuse a récemment retrouvé le public québécois.
Par Corinne Bénichou
Dans une mise en scène de Robert Bellefeuille (Grande Ourse), le spectacle d’une heure trente sans entracte présente les grands succès, les coups de cœur et une nouveauté. Les cinq musiciens dont le directeur musical Sylvain Grand et la choriste préparent son arrivée. C’est vêtue de noir et d’une veste à paillettes que Martine St-Clair foule les planches sous les applaudissements et voici Papillon. La voix et l’énergie sont là. Sous des couleurs chaudes, elle livre sa version de On va s’aimer (Didier Barbelivien/Gilbert Montagné) puis, avec un sourire franc, elle avoue « Enfin, on se retrouve » alors que la douce mélodie de la pièce Un long chemin commence. Danse avec moi amène un moment velours sous des tons de rose qui passent au orange quand elle chante Je ne sais plus comment j’mapelle, l’assistance enthousiaste reprend le refrain. Retour aux années 90. Pour Monopolis, c’est sous des lumières bleutées, accompagnée uniquement du synthétiseur qu’elle excelle durant quatre minutes trente-sept sans oublier le crescendo, tant vocal que musical, jusqu’à la fin. Sublime !
Il y a plusieurs décennies, la demoiselle s’est découvert une seconde passion, la peinture. Hommage à ses œuvres abstraites sur grand écran en fond de scène pendant Tot Aime (Lucien Francoeur/Gilbert Montagné). Sous le thème Comme avant, je t’écris, parmi les divers titres des précédents albums qui ont été abordés, elle choisit le succès Désir égale danger. Du noir complet, une, deux, trois, quatre et enfin cinq poursuites blanches éclairent les musiciens et la choriste pendant que la salle tape dans les mains. Avec conviction, l’interprète avoue son admiration pour Barbra Streisand juste avant de reprendre Memory. Délicieux moment !
En 2004, son album autobiographique Tout ce que j’ai est malheureusement passé sous le radar « À l’époque, je doutais de tout et de rien » d’où cette chanson très personnelle Douter de quoi puis, changement de registre « J’ai beaucoup chanter l’amour, Pour en honorer les auteurs, ce soir, je mets un vingt-cinq sous dans le juke-boxe. » S’en suit, Tous les juke-boxe (Luc Plamondon/Jean-Alain Roussel), Ce soir l’amour est dans tes yeux et Y’a de l’amour dans l’air (Claude-Michel Schoenberg). Ovation debout ! « Du fond du cœur, merci. Ce sont de vraies retrouvailles. »
En rappel, une dédicace à Boule Noire (Georges Thurston) avec Aimes-tu la vie comme moi et Lavez Lavez (Marc Lavoine/Fabrice Aboulker) demandé par l’assistance en feu.
Après quarante ans de carrière, son talent est indéniable. Martine St-Clair continue d’émouvoir et de fasciner avec sa voix puissante qui ne s’oublie pas et sa présence scénique. C’est certain, la Cristal de Starmania occupe une place de choix parmi les plus grandes.
Tournée québécoise :
Mars : Le 2 à Saint-Hyacinthe, le 9 à Victoriaville, le 12 à Magog, le 24 à Chambly
et le 25 à Repentigny.
Avril : Le 5 à Saguenay, le 6 à Québec, le 9 à Drummondville, le 14 avril à Rivière-du-Loup, le 26 à Rouyn-Noranda, le 27 à La Sarre et le 28 à Val D’or.
La liste complète des dates et des lieux au www.martinestclair.com
Photos de Jean-Charles Labarre – spinprod.com