Une fresque alliant le portrait, le documentaire politique et le cinéma expérimental, qui raconte l’aventure collective du peuple québécois à travers le parcours de Gaston Miron (1928-1996).
Durée : 1h15
Distribution : Les Films du 3 mars
En salles depuis le 14 mars
Par Corinne Bénichou
Cette œuvre, en noir et blanc et en couleur, constituée exclusivement de documents d’archives, construit à la manière d’une mémoire en fragments, est une réflexion sur la survivance des cultures menacées à l’échelle du monde.
Le réalisateur des documentaires sur Serge Lemoyne (2005) et Gérald Godin (2011), s’attaque, ici, sous forme d’essai cinématographique, au charismatique et engagé poète québécois, auteur de L’Homme rapaillé, entre autres, des années 40 au référendum de 1980.
Qu’il soit en voix hors champs ou à l’image, Miron crie sa rage, sa peine et son espoir. Il évoque aussi l’analphabétisme, la noirceur des années 50, les hommes de condition modeste, les courageux travailleurs, le manque d’identité et appelle à la dignité humaine. Deux solutions, selon lui, s’assumer ou s’autodétruire.
Des images fortes, des propos intenses, des défaites, des victoires, le combat d’une vie pour cet être investi dans la notion la plus large du mot !
Le choix des images brouillées ou en négatif avec cette pellicule qui brûle est chargée de sens tout comme le son lancinant qui accompagne le film. Le titre est tiré d’un de ses discours.
Avec ce troisième long métrage, le cinéaste poursuit sa réflexion sur le destin collectif du peuple québécois dans ses dimensions politique et culturelle.
Film de clôture des Rendez-vous du Cinéma québécois
Bande-annonce : vimeo.com/82231858
Site officiel : www.gastonmironfilm.com