Magie au clair de lune (Magic In the Moonlight) de Woody Allen

Avec Colin Firth, Emma Stone, Simon McBurney , Marcia Gay Harden, Eileen Atkins, Jacki Weaver et Hamish Linklater.

magie clair de luneBerlin 1928. Invité par son ami Howard Burkan (S. McBurney) à venir démasquer Sophie (E. Stone), une jeune médium américaine. Le prestidigitateur Stanley Crawford (C. Firth), connu sous les traits de Wei Ling Soo, accepte le défi. Il se rend dans un domaine de la Côte d’Azur, où il rencontre la demoiselle qui démontre dès son arrivée des capacités étonnantes. Déterminé à prouver la supercherie grâce à son intelligence, le professionnel s’applique, mais ne trouve rien. Subjugué par le pouvoir de de la jeune fille, lui, qui ne croit pourtant pas à la magie, commence à remettre en doute ses certitudes.

Durée : 1h38
Distribution : Métropole Films
En salles depuis le 8 août 2014

Par Corinne Bénichou

La comédie dramatique, que propose le prolifique Woody Allen (Midnight in Paris, To Rome with Love, Blue Jasmine pour les plus récents), est légère et délicieusement humoristique.

À travers ses personnages, le réalisateur/dialoguiste de talent aborde le rapport à Dieu, la suffisance, l’égocentrisme, la jalousie, le cynisme et bien sûr l’amour. Emma Stone et Simon McBurney  entourent le talentueux Colin Firth. Ils renforcent le caractère et les propos de ce dernier.

Le cinéaste renoue avec la même époque (le début du 20e siècle) que son magnifique La rose pourpre du Caire, manigances en prime, magie (sans jeu de mot) en moins. A cette occasion,  les sceptiques seront confondus, jusqu’au moment crucial où la vérité sort au grand jour.

Même si cette histoire est prévisible, la façon de l’amener à sa conclusion est très attrayante et interprétée par des acteurs confirmés. Entre autres, la scène entre Eileen Atkins et Colin Firth est vraiment sympathique, même si elle n’est pas subtile.

La photographie de Darius Khondji est toujours aussi raffinée. Elle offre au spectateur l’opportunité d’apprécier les beaux paysages de la côte d’azur. La reconstitution des années folles est également bien  maîtrisée.

Le titre de ce  47e long-métrage, qui évoque les étoiles plus que les esprits, est un bon moment de cinéma.

Ce contenu a été publié dans Cinéma. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.