Salop on t’aime de Claude Lelouch

Avec Johnny Hallyday, Sandrine Bonnaire, Eddy Mitchell, Irène Jacob, Pauline Lefèvre, Sarah Kazemy, Jenna Thiam, Valérie Kaprisky, Rufus, Agnès Soral, Isabelle de Hertogh, Antoine Duléry, Jean-Francois Derec, Stella et Noa Musa Lelouch.

France
1h48

salopJacques Kaminsky (J. Hallyday), un photographe de guerre et père absent, qui s’est plus occupé de son appareil photo que de ses quatre filles (I. Jacob, P. Lefebvre, S. Kazemy et  J. Thiam) coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne (S. Bonnaire). Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami Frédéric (E. Mitchell) va tenter de le réconcilier avec sa famille en racontant un gros mensonge.

Par Corinne Bénichou

Cette comédie dramatique est le quarante quatrième long métrage du réalisateur de Ces amours-là, Roman de gare, Les Uns et les autres, La belle histoire, Le courage d’aimer, Y’a des jours… et des lunes, entre autres !

Cette œuvre plutôt légère, malgré le sujet de départ qui est l’absence paternelle, réunit le duo, complice depuis des années, (irrésistible, reprenant la chanson de Dean Martin et Ricky Nelson dans Rio Bravo d’Howard Hawks) formé par Eddy Mitchell et Johnny Hallyday. Ce dernier, dont le physique est de moins en moins agréable à regarder, évoque une tranche de vie commune au cinéaste dans laquelle mélancolie, constat de génération et de carrière sont au programme.

Les décors naturels sont magnifiques. L’aigle majestueux, au regard perçant, représente cette nature sauvage propre à la montagne.

Le changement de ton, aux trois quarts du récit, surprendra et désappointera le spectateur. Malheureusement,  il n’apporte rien à l’exception d’un pardon et des regrets post mortem inutiles.

De même pour l’étalage des richesses, la vie de luxe du célèbre photographe qui se permet de dire qu’il achète le dispendieux chalet uniquement pour revoir l’agent(e) immobilier. Certains pourraient le prendre comme de l’indécence voire de la provocation !

Les thèmes chers au réalisateur sont là, l’amour, le temps qui passe, la mort, les hommes, les femmes et les enfants. D’ailleurs, deux d’entre eux (Stella et Noa Musa Lelouch) font partie de la distribution.

Outre la lumineuse Sandrine Bonnaire, l’ensemble des acteurs s’en sort honorablement (quoique le faux accent espagnol de Valérie Kaprisky dérange un peu) dans ce film  sur la famille et l’amitié.

Les rapports humains, rythmés par des dialogues appropriés et des sentiments parfois troubles, s’inscrivent dans la tradition Lelouch­.

Film d’ouverture de la 38e édition du Festival des Films du Monde de Montréal

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