Avec Stany Coppet, Aurélien Recoing, Elli Medeiros, Daniel Duval, Alex Descas, Stana Roumillac, Marie-Gaëlle Cals et Dolorès Chaplin.
France
1h33
Raymond Maufrais (S. Coppet), un jeune explorateur français part en expédition solitaire dans la forêt amazonienne. Il laisse derrière lui un journal, un carnet de voyages, qui retrace son parcours, ses rencontres et sa recherche d’une Vie Pure. Il laisse aussi derrière lui le mystère de sa propre disparition….
Par Corinne Bénichou
Acteur, auteur et réalisateur, Jérémy Banster étudie au Conservatoire supérieur d’art dramatique de Paris. En 1997, il reçoit le prix du jeune talent ADAMI au Festival de Cannes. Il joue également sur les planches et réalise, en 1998, son premier court métrage, Les Portes blanches. En 1999, il fonde sa compagnie théâtrale et un an plus tard signe Règlement de contes, sélectionné, entre autres, au Festival international du film de Buenos Aires. Suivront: La Pute (2004) et Septembre et moi (2007). Avec Fabien Montagner, il crée le Festival du film franco-britannique du Touquet, de 2005 à 2009. Il poursuit sa carrière en alternant théâtre et cinéma.
Ce biopic captivant retrace l’aventure exceptionnelle de cet ancien résistant de la Seconde Guerre Mondiale qui, en 1949, a voulu donner un sens profond à son existence en partant seul en expédition dans la forêt amazonienne en Guyane française afin d’atteindre les monts Tumuc-Humac.
Le drame met en scène un acteur de talent qui saura vous émouvoir, vous rallier à sa cause. Vous adhérerez à sa folie, à son rêve, aurez de l’empathie, de la peur et de la souffrance pour lui. La prestation de Stany Coppet (qui signe le scénario avec le réalisateur) est à couper le souffle. Il vous tiendra en haleine jusqu’à la fin.
Les rôles secondaires donnent un bel aperçu de l’environnement dans lequel cet enfant, devenu jeune adulte, évoluait. Ce qui conforte le spectateur (malgré la détresse des proches) à accepter le choix de cet homme de vivre autrement au péril de sa santé tant mentale que physique.
La réalisation de Jérémy Banster, dont c’est le premier long métrage de fiction, offre, ici, une œuvre de haut niveau où l’humanité crève l’écran. La photographie de Rudy Harbon et de Jean-Christophe Beauvallet ainsi que le montage de Fabien Montagner (la déconstruction dans le temps est très bien faite) sont des plus réussis. Une vraie performance d’équipe qui mérite une belle mention.
Un hommage touchant, un film intense à voir absolument dès sa sortie en salles.
En compétition mondiale des premières œuvres à la 38e édition du Festival des Films du Monde de Montréal.