Jusqu’au 21 février 2015
Textes de Bernard Dion et Benoît Paiement Mise en scène et collage de textes par Robert Reid Création du Groupe de poésie moderne
Avec Pascal Contamine, Larissa Corriveau, Sophie Faucher, Christophe Rapin et Élizabeth Chouvalidze
À travers l’a
llégorie de la trajectoire, la pièce composée de courts textes, aborde les thèmes de l’égarement et du questionnement identitaire.
Par Corinne Bénichou
Tous vêtus de noir, les comédiens apparaissent sur la scène afin de se mettre au service des auteurs. Au fil de la route, ils livrent leurs pensées, leurs interrogations, leurs espoirs et leurs rêves. Chacun parle à son tour tout en se renvoyant la balle, tels des jongleurs de mots. Ils ne forment qu’un.
Au programme, une réflexion sur la place de l’artiste au sein de la société. Dans cette quête utopique du lieu idéal, le groupe déambule sans jamais trouver le bon endroit, ce qui offre au spectateur un récit avec des références littéraires connues et des tournures de phrases amusantes qui allient quelquefois l’absurde au temporel, la chanson de Beau Dommage en est un exemple !
La scénographie de Cassandre Chatonnier est à la fois simple et ingénieuse, à l’image du propos. En effet, ses rideaux ont été concoctés à la manière des poupées russes. Ils dévoilent, quand le moment est propice, l’intrigue de l’histoire.
Pour rejoindre toutes les générations, la formation comporte des acteurs de différents ages et d’école de théâtre diverses. Ils symbolisent, ici, une situation dramatique en forme de thriller poétique dans une Russie imaginaire !
Afin d’inclure le public dans leur aventure, les créateurs de l’impossible retour de Léontine en brassière vous propose pour Splendeur du mobilier russe, trois synopsis :
Option 1: Voulant retrouver sa trajectoire initiale, une compagnie de théâtre privée de son metteur en scène glisse sur quelque chose de slave au sol à Moscou et tombe par hasard sur le manche de la hache de Raskolnikov, l’assassin de Crime et châtiment de Dostoïevski. Pour ne pas être accusée, la compagnie cache vite le manche dans le tiroir d’une somptueuse table basse puis prend la fuite avant l’arrivée de la police. Ultimement, la compagnie se réfugiera chez une vieille dame d’où elle pourrait repartir, après dîner, avec les restes dans un sac.
Option 2 : Ayant quitté ce qu’elle croit être la route à suivre, une compagnie de théâtre tente de se remettre sur la bonne voie en explorant une série de textes de types divers, jouant sur les rythmes, les genres et les rôles, allant ainsi, à la recherche de sa propre identité (en louvoyant entre les splendeurs d’un mobilier) jusqu’en Russie. Mais la compagnie y arrivera-t-elle sans Bob ? Le Groupe de poésie moderne soupera finalement chez Elizabeth, la mère supposée de l’auteur.
Option 3 : Croyant s’être égarée, une compagnie de théâtre tente de reprendre la bonne direction. Elle s’engage alors dans une recherche qui la conduira à travers un dédale de mots et de situations loufoques. Mais voilà que Bob (metteur en scène/directeur de conscience) meurt ! La compagnie se retrouvera fatalement devant une histoire avec un titre, mais pas de texte, puis aboutira chez une vieille dame jouée par une comédienne véritablement russe, mère (dit-on) de Benoît Illitch, auteur de la pièce, mais lui-même l’étant faussement.
Quelque soit votre choix, vous passerez une très agréable soirée en compagnie de comédiens chevronnés. De plus, le directeur artistique Geoffrey Gaquère vous a préparé une présentation inusitée en lien avec le sujet !
1h30 sans entracte
Du mercredi au samedi à 20 heures
Jeudi et vendredi à 19 heures
ESPACE LIBRE
1945, Fulum
Montréal
(514) 521-4191
www.espacelibre.qc.ca