Love & Mercy de Bill Pohlad

Avec Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks, Paul Giamatti, Brett Davern et Erin Darke.

love mercyDans les années 80, le cofondateur et compositeur des plus grands succès des Beach Boys, tente d’échapper à l’emprise de son psychiatre, le docteur Eugene Landy (P. Giamatti), sous l’impulsion de Melinda Ledbetter (E. Banks), une vendeuse de voitures dont il est tombé amoureux.

Durée : 2 heures
Distribution : films Seville
En salles depuis le 5 juin 2015

Par Corinne Bénichou

Ce long métrage montre que derrière les mélodies enjouées du groupe, il y avait un homme que son enfance compliquée a rendu schizophrène. Paul Dano représente bien son génie musical et John Cusack ses années noires ainsi que l’histoire d’amour qui le sauvera.

Le réalisateur (qui a été producteur de Souvenirs de Brokeback Mountain et Esclave pendant 12 ans) a eu l’idée de reprendre deux moments décisifs de la vie du musicien en évitant une biographie classique qui retracerait toute la carrière de l’artiste. Il a choisi l’essentiel, afin de dévoiler qui se cache derrière le mythe.

Le scénario d’Oren Moverman (I’m Not There) évoque une. Il l’aborde de deux manières différentes. La première est la vision du jeune compositeur et la seconde à travers les yeux de celle qui deviendra madame Wilson.

Il est à gager que les spectateurs auront  une autre perception du chanteur après avoir vu ce film. Ils réaliseront la vie peu commune du monsieur ainsi que l’emprise de son père, dans les années 60, sur son originalité musicale et sa liberté génératrice. Ils assisteront à son changement de cap avec l’album Pet Sounds, mais l’œuvre est mal reçue, ce qui engendre quelques confrontations, alors, malheureux, il reprendra la recette qui a fait la gloire des Beach Boys. Ensuite, c’est son psychiatre, dans les années 80 qui fait main basse  sur sa vie personnelle et sur ses finances. D’ailleurs, le malaise est de suite palpable dans la scène chez le concessionnaire d’autos.

L’excès de médicaments donne au parolier des tics physiques, des crises d’angoisse dotées de voix dans sa tête.

En générique de fin, la chanson qui donne le titre (Amour et pitié) et les photos du vrai Brian Wilson.

Loin des paillettes et du surf, c’est une bonne reconstitution visuelle et musicale qui est présentée entre délire mêlé à la peur et mauvais transfert humain,  le fondateur du groupe californien s’en sort grâce à l’amour !

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