Festival Présence autochtone

Du 29 juillet au 5 août 2015

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u haut des vingt-cinq ans de Présence autochtone, sept mille ans d’occupation humaine du territoire vous contemplent…

Par Corinne Bénichou

Cette année, le festival des Premières Nations revient avec tous les enchantements de la scénographie en extérieur, des concerts enlevants, une rigoureuse sélection de films et de vidéos, le grand défilé multiculturel et de nombreuses activités en salle et en galerie.

Place des Festivals
Rue Sainte-Catherine Ouest

Grands concerts

Blues Blanc Rouge remix se veut un rappel de l’acte inaugural du festival, un concert bénéfice qui, au printemps 1991, avait permis d’acquérir  les ressources nécessaires à la tenue de la toute première édition.

Voici Florent Vollant et Richard Desjardins à nouveau réunis vingt-cinq ans plus tard pour marquer l’anniversaire et faire voir au public trente-six chandelles. Un alignement stellaire qui ne se produit que tous les quarts de siècle.

Un foisonnement d’activités

Samedi 1er août

Le Défilé de l’Amitié nommé Nuestroamericana prend une ampleur jamais vu. Plus de sept cents danseurs costumés déambuleront dans les rues de Montréal. C’est la diversité culturelle actuelle de la métropole qui vient se joindre, dans un esprit d’amitié et de solidarité, avec la toute première diversité du lieu. La figure emblématique d’Atahensic, la première femme du monde, accompagnera ses nombreux enfants dans un cérémonial rassembleur.

Le théâtre de rue, revient avec une nouvelle création, Eskoumina, création des petits fruits, inspirée d’un conte de Michel Noël. Des adolescents atikamekw, venus spécialement de Wemotaci, seront de la production.

Le spectacle Banc d’essai permettra à de jeunes artistes de la relève de se présenter sur scène dans un spectacle offert par la Maison des cultures nomades afin de favoriser l’émergence de nouveaux talents amérindiens sur la scène artistique québécoise.

Place des Festivals

Une exposition d’artistes de diverses nations sur le wampum est mise en espace par le travail de Shane Perley Dutcher, orfèvre et joaillier malécite.

Espace Ashukan
Guilde canadienne des métiers d’art

Les œuvres de quatre sculpteurs inuit vivant à Montréal seront présentés.

Galerie Carte blanche
Maison de la culture Frontenac

Michel Depatie et son grand projet photographique sera de l’aventure avec une exposition et des projections murales.

Quartier des spectacles

Des œuvres de Jeff Veregge qui fusionne l’art des comic books et le design traditionnel salish seront également présentées.

Rue Sainte-Catherine Ouest

Un comptoir du livre s’ajoute cette année en partenariat  avec Zone libre, librairie où des auteurs feront des lectures publiques.

Place des Festivals,

Des tables rondes réuniront des universitaires heureux de venir au festival prendre un contact étroit avec la réalité des arts autochtones.

Un nouveau partenariat avec le département de littérature comparée de l’Université de Montréal s’entamera cet été.

Les architectes de l’urgence et de la coopération animeront un atelier sur l’intégration des savoirs ancestraux des Premières Nations à l’habitat contemporain.

Des démonstrations de savoir-faire anciens, des danses traditionnelles, des mets amérindiens à griller sur brasero, une expérience d’initiation à l’archéologie et les super héros à la sauce amérindienne…

Dimanche 2 août

Grand cadeau d’amitié, la création Trancestral concoctée par Moe Clark et Katia Makdissi-Warren, mettant en scène vingt-deux artistes, promet d’être une expérience extatique pour les spectateurs

Rise Kombucha présente la soirée Électrochoc avec le dj Mad Eskimo et la chanteuse inuit Sylvia Cloutier.

Le festival MEG qui participe à l’événement amène, de l’Île de la Réunion, le dj Psychorigid. Une soirée jeune et animée, avec des accents de bout du monde.

Scène Loto-Québec
Place des Festivals

Film et vidéo, une sélection jeune, allumée et éclectique

Deux prix Nobel ont marqué de leur présence l’histoire des vingtcinq ans du festival et de son rayonnement international.

J.M.G. Le Clézio est venu témoigner en 2000 de son attachement aux cultures autochtones et Rigoberta Menchu a laissé, de son passage en 2001, année de la commémoration de la Grande Paix de Montréal, un prix en cinéma qui fait partie des grandes récompenses, fort convoitées, de la compétition.

Des premières mondiales telles que Antigone Documentary sur Floyd Favel et sa troupe qui jouent une adaptation de la tragédie grecque, l’action située dans une réserve amérindienne, dans les communautés autochtones du Nord de la Saskatchewan et Nallua du réalisateur Christian Mathieu Fournier, un portrait sensible d’une communauté inuit.

Le Mexique arrive en force avec des films comme Café sur un jeune Nahua qui, au moment de recevoir son diplôme  de l’université, doit accomplir une cérémonie rituelle pour son père décédé, Chaparake, sur la fabrication d’un instrument traditionnel le raramuri. De grands documentaires dans la lignée des meilleurs films du direct, dont de jeunes cinéastes découvrent la puissance.

Du Groenland, Sume, the Sound of the Revolution, présente le réveil culturel des Inuit avec le rock des années 70 qui allait transformer leur société.

Du côté fiction, Yvy Maraey, la superproduction mexicanobolivianonorvégienne, ce conte philosophicopicaresque entre Don Quichotte de la Manche et Tristes Tropiques, revisite les notions d’identité et de différences. Un questionnement on ne peut plus actuel. En présentation spéciale horsconcours du long métrage chilien La Niñas Quispe de Sebastian Sepulveda, prix de la direction photo au festival de Venise 2014.

De nombreux courts métrages et des nouvelles productions issues du Wapikoni mobile, plateforme de création destinée à la jeunesse des communautés autochtones.

APTN, partenaire important de Présence autochtone est le réseau télévisuel des peuples autochtones. Il offre pour une deuxième année un prix reconnaissance à un cinéaste s’étant particulièrement illustré pendant l’année.

Pour l’occasion, APTN animera quatre classes de maîtres avec des réalisateurs. La télévision autochtone s’associe également à la soirée d’ouverture et à la première montréalaise de Circus without Borders, un film qui accomplit le tour de force de promener le spectateur entre le Nunavik et la GuinéeConakry.

Un partenariat avec Isuma permettra aussi une diffusion de certaines œuvres via Internet.

Bienvenu à tous.

www.presenceautochtone.ca

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