Avec Kate Beckinsale, Chloë Sevigny, Emma Greenwell, Xavier Samuel, Tom Bennett et Justin Edwards.
Angleterre, fin du 18e siècle, Lady Susan Vernon (K. Beckinsale) est une jeune veuve dont la beauté et le pouvoir de séduction font frémir la haute société. Sa réputation et sa situation financière se dégradant, elle se met en quête de riches époux, pour elle et sa fille adolescente (E. Greenwell). Épaulée dans ses intrigues par sa meilleure amie Alicia (C. Sevigny), une Américaine en exil, la dame devra déployer des trésors d’ingéniosité et de duplicité pour parvenir à ses fins, en ménageant deux prétendants : le charmant Reginald De Courcy (X. Samuel) et Sir James Martin (T. Bennett), un aristocrate fortuné mais stupide !
Durée : 1h32
Distribution : Métropole Films
En salles depuis le 3 juin 2016
Par Corinne Bénichou
Librement adapté du roman incomplet, Lady Suzan, de Jane Austen, le réalisateur (Damsels in Distress) s’intéresse comme l’auteur aux tourments et aux émois profonds des personnages.
Les images présentent les protagonistes, leurs caractères bien définis, leurs places dans la société selon les conventions et la bienséance ainsi que leurs codes vestimentaires.
Susan Vernon est certainement la plus sournoise avec ses intrigues, égocentrique, habile dans l’art de rompre et manipulatrice de tous les caractères sortis du cerveau de la romancière anglaise. En contrepartie, son intelligence et son esprit libre la rendent aussi aimable qu’Emma Woodhouse ou Elizabeth Bennett.
Le cinquième long métrage du cinéaste, qui revient après cinq ans au grand écran, réunit de nouveau, depuis Les Derniers jours du disco, les deux actrices Chloë Sevigny et Kate Beckinsale.
Dans la lignée de Raison et sentiments et Orgueil et préjugés, ce drame sentimental dont la sobriété et l’élégance met en valeur une mise en scène soignée offre ici un portrait de société du 18e siècle à la fois réaliste et plaisant.