Durant dix jours, le festival présentera quatre-vingt-huit films de trente-trois pays africains ou créoles, en présence de plusieurs invités québécois et internationaux.
Vendredi 13 avril à 18 heures, projeté en première canadienne, le long métrage Zizou donnera le coup d’envoi, en présence du réalisateur tunisien Férid Boughedir et de la déléguée des Journées cinématographiques de Carthage, madame Nezlie Feriel Kallel. Cette fiction est une vision amusée et tendre du quotidien d’une société méditerranéenne exubérante à la veille d’un bouleversement majeur, la naissance du Printemps arabe. La cérémonie d’ouverture sera présidée par Mohamed Imed Torjemane, ambassadeur de Tunisie au Canada. Également sur place, la réalisatrice Moufida Fedhila
recevra le trophée CIRTEF et un hommage posthume sera rendu à Taieb Louhichi, grand cinéaste tunisien, lauréat de la première édition du festival. Toujours sous le thème de la Tunisie, la soirée d’ouverture démarrera dans une ambiance festive avec la chorale El Malouf.
Samedi 14 avril, les cinémas malgache et burkinabé seront à l’honneur avec deux séances spéciales leur faisant hommage. La fiction Frontières, traçant le périple de quatre femmes exposées au danger lors d’un long trajet d’autobus à travers cinq pays africains, sera projetée en présence de l’actrice du film, Amélie Mbaye. De son côté, la cinéaste Iara Lee et son film Burkinabè Rising : l’art de la résistance au
Burkina Faso propose de jeter un regard à la résistance créative et non violente au Burkina Faso qui s’est libéré d’une longue dictature en 2014. À mentionner, la projection du film I am not a witch de Rungano Nyoni, précédé du court métrage Aya de Moufida Fedhila, qui racontent à leur façon les tumultes de jeunes filles africaines.
À 12h30, animée par le réalisateur Férid Boughedir, une projection-débat sur le cinéma africain aura lieu à conjointement à la projection des films Destin commun : hommage à trois éclaireurs du Septième Art de Stéphane Vieyra et Tahar Chériaa : À l’ombre du Baobab de Mohamed Challouf.
Samedi 14 et dimanche 15 avril, de midi à minuit, le Baobar servira de lieu de rassemblement. Un traiteur haïtien sera sur place pour répondre aux envies de nourriture créole,
Dimanche 15 avril dès 10 heures, le festival proposera pour la première fois une séance familiale en présentant le premier long métrage d’animation camerounais, Minga et la cuillère cassée. Inspiré d’un populaire livre pour enfant, il raconte l’histoire d’une orpheline chassée de son foyer à cause d’une cuillère cassée. Débute alors pour la petite héroïne une véritable aventure ponctuée de mélodies, d’amitiés et de doutes. Cette journée accueillera aussi la séance Spécial Gabon, notamment avec la première canadienne du court métrage documentaire On
est tous pygmées d’Hélène Charpentier. Une présentation spéciale, sous le thème d’Haïti, comprendra divers films en soirée, dont le suspense comique Kafou, en présence du réalisateur Bruno Mourral. À noter, le féministe El Jaida, de la pionnière du cinéma tunisien Selma Baccar, qui revisite Dar Joued, institution tunisienne mi-carcérale, mi-éducative, où ont été enfermées plusieurs femmes jusqu’au milieu du vingtième siècle.
La séance est gratuite pour les moins de treize ans. Un brunch sera offert à prix modique après la projection.
Lundi 16 avril, c’est l’entreprise Bijoux Fusion qui fera goûter ses délices d’Afrique centrale. Pendant toute la période du festival, des prestations musicales et des troupes de danse animeront les soirées.
Lundi 16 avril, à la soirée Le Burundi en question, il sera présenté en première mondiale le documentaire Non au 3e mandat, qui dévoilera la vie de jeunes Burundais organisés contre le désir du président de briguer un troisième mandat perçu comme allant à l’encontre de la constitution et engendrant une répression
sanglante. Actuellement sujet sensible au Burundi, Une discussion avec le public suivra. Mémoire de missionnaires a récolté les derniers souvenirs des missionnaires venus en Afrique pour prêcher la bonne parole à travers les expériences et chocs culturels vécus par le peuple local, la séance se fera en présence de la réalisatrice Delphine Wil.
Mardi 17 avril, vous donnera la chance de profiter de films malgaches, dont le documentaire Malaria Business* portant sur l’industrie de la lutte contre le paludisme et le court métrage de fiction Le petit bonhomme de
riz. La sélection spéciale portant sur l’Égypte fait la belle part aux femmes cinéastes. À signaler A Day For Women, qui vous transportera dans une ville égyptienne où l’annonce d’une journée réservée aux femmes dans une piscine publique fait sensation.
La seconde moitié du festival, sera consacrée à des séances spéciales qui mettront à l’avant-plan le cinéma de l’Algérie, du Cameroun, du Gabon, du Maroc et du Rwanda, avec plusieurs œuvres telles que Blind Teacher Kabarebe, À mon âge je me cache encore pour fumer, This is Congo ou encore Watu Wote, film kényan nommé aux Oscar. La programmation fera également place aux films étudiants et africains portants sur le développement durable.
Samedi 21 avril dès 18 heures, se déroulera la cérémonie de clôture au cours de laquelle seront attribués les prix remis par le festival.
* présenté samedi 14 avril en présence de Bernard Crutzen. www.vuesdafrique.com/programmation2018