Du 26 au 31 mars, le trente-huitième festival international de cinéma Vues d’Afrique est fier d’annoncer les douze films accessibles gratuitement partout au Canada et les titres avec un astérix (*) sont disponibles à l’international.
Par Corinne Bénichou
Much Loved de Nabil Ayouch (Maroc) – 2015 – 1h44 – arabe avec sous-titres français.
Marrakech aujourd’hui… Noha, Randa, Soukaina et Hlima vendent l’amour. En effet, ce sont des putains, des objets de désir, des éclairs de chair. Dans la chaleur de la nuit, l’argent coule à flots, au rythme des plaisirs et des humiliations, mais unies dans leur féminité, elles sont les reines de leur royaume. Remplies de lumière, de dignité et de joie, elles parviennent à garder leur esprit et leurs rêves vivants. Elles sont aimées, pas aimées, trop aimées…
L’Œil du cyclone de Sékou Traoré (Burkina Faso) – 2015 – 1h30 – français.
Dans un pays d’Afrique en proie à la guerre civile, une jeune avocate est commise d’office à la défense d’un rebelle accusé de crimes de guerre. À travers la partie d’échecs qui s’engage entre l’avocate idéaliste et l’ancien enfant soldat, vont s’affronter deux visages de l’Afrique d’aujourd’hui. La cellule de la prison va devenir l’œil du cyclone d’un printemps africain qui emportera le pouvoir en place.
La vie de château de Modi Barry et Cédric Ido (Guinée/Burkina Faso/France) 2017 – 1h21 – français.
Paris, Charles est le chef d’un groupe de rabatteurs, employés par les salons de coiffure afro du quartier, à la station Château d’Eau. Charismatique, surnommé le Prince, il règne sur son bout de trottoir. Il est même sur le point de s’installer à son compte et de racheter le salon d’un barbier kurde dont les affaires périclitent, mais un service rendu à un ami jaloux et l’ascension, sur le boulevard, d’un jeune rival aux méthodes plus agressives vont l’entraîner dans une dangereuse spirale dont ses rêves, sa réputation et sa garde-robe n’en sortiront pas indemnes.
Pièces d’identités de Mwezé Ngangura (Congo/Belgique) 1998 – 1h33 – français.
Mani Bongo, vieux roi zaïrois, décide de partir à la recherche de sa fille Mwana, qu’il a envoyée en Belgique dès l’âge de huit ans et dont il est sans nouvelles depuis longtemps. En débarquant à l’aéroport de Bruxelles, paré des symboles de son pouvoir traditionnel, il sera confronté à l’Europe et à divers personnages…
L’homme de sable, le cinéma de Thierry Michel de José-Luis Penafuerte (Belgique) 2013 – 1h10 – français. *
En quarante ans de carrière déjà, avec une filmographie riche, le réalisateur semble être insatiable. Dégager en un film les lignes de force de ce travail d’une vie tient du défi. José-Luis Peñafuerte le relève avec brio et signe un portrait organique et intimiste.
Douvan jou ka levé (Le jour se lèvera) de Gessica Généus (Haïti) 2017 – 51 minutes – créole avec sous-titres français. *
Quelle est cette maladie de l’âme qui ronge le peuple haïtien ? Ce film autobiographique cherche à comprendre cette forme d’ambivalence culturelle exprimée principalement à travers la spiritualité en s’appuyant sur le cheminement personnel de la réalisatrice, marqué par la maladie mentale de sa mère qui, selon elle, est une malédiction des esprits vaudous.
Bamako d’Abderrahmane Sissako (France/Mali) 2006 – 1h58 – français/bambara avec sous-titres français.
Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire… Dans la cour de la maison qu’ils partagent avec d’autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque Mondiale et le FMI qu’ils jugent responsables du drame secouant l’Afrique. Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour. Chaka semble indifférent à cette volonté inédite que l’Afrique a de réclamer ses droits !
Le bonnet de Modibo de Boubakar Diallo (Burkina Faso) 2019 – 1h30 – français. *
Modibo prend sa retraite lorsqu’une délégation de son village débarque à l’improviste. Réputé incorruptible fonctionnaire, on lui demande de devenir le nouveau chef du village pour éviter qu’il ne tombe sous la coupe du vénal Kayouré. Le problème c’est que Modibo ne veut pas de ce bonnet de chef, car il goûte peu les querelles ancestrales de clocher et a d’autres plans pour sa retraite.
Les chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (Maroc) 2012 – 1h45 – arabe avec sous-titres français.
Yachine, dix ans et son frère Hamid, treize ans, vivent à Sidi Moumen, un bidonville situé dans la périphérie de Casablanca. Hamid, bien qu’il ne soit qu’un enfant, travaille dur pour subvenir aux besoins de sa famille, mais finit par s’impliquer dans la mauvaise foule et devient l’un des patrons du quartier local. Pourtant, il continue de protéger farouchement son petit frère, jusqu’au jour où il est jeté en prison. Après des années, il revient chez lui en homme changé. Maintenant c’est un fondamentaliste islamique qui convainc Yachine et ses copains de le rejoindre. L’Imam Abou Zoubeir, leur chef spirituel, commence à diriger leur préparation physique et mentale. Un jour, il leur dit qu’ils ont été choisis pour devenir des martyrs. Le 16 mai 2003, ils commettent l’acte de terrorisme le plus meurtrier de l’histoire du Maroc.
L’affaire Chebaya, un crime d’État ? de Thierry Michel (Belgique) 2012 – 1h36 – français. *
Tragi-comédie politique, cette affaire est à la fois la chronique d’un procès exceptionnel et un passionnant suspense. Dès la découverte macabre à Kinshasa du cadavre de Floribert Chebeya, militant congolais des droits de l’homme, Thierry Michel a pris sa caméra pour partir sur les traces de cet activiste internationalement reconnu.
La villa rouge de Boubakar Diallo (Burkina Faso) 2019 – 1h36 – français. *
Cristal, Shérifa et Salma sont trois belles jeunes filles habitant ensemble la Villa rouge. Profession, call-girls. Leur ami et partenaire meneur d’affaires, Bibiche, est un jeune homme dont les manières efféminées font deviner qu’il s’agit d’un homosexuel. En cas de pépin, le trio, dont les sobriquets professionnels sont Tia 1, Tia 2 et Tia 3, sont sous la protection du commissaire Fofana qui en profite pour s’offrir gratuitement des séances de massage. Quand l’épouse d’un des invités, appelés clients distingués, fait irruption à la villa, c’est la panique à bord ! Le jour où un habitué est victime d’une crise cardiaque, le commissaire Fofana ne peut rien faire pour aider les filles.
Légitime défense de Zack Orji et Kandé Fatoumata (Guinée/Nigéria) 2018 – 1h36 – français. *
Halima, brillante avocate connue pour son combat pour la défense des femmes se retrouve, contre toute attente, devant la justice pour le meurtre de son mari. Afin d’échapper à la prison à vie requise contre elle, son avocate va-t-elle réussir la délicate mission de démontrer à la cour qu’il s’agit bien d’un cas de légitime défense ? Les événements vous entraîneront dans une succession d’actions mêlant l’intimité, le familial et le professionnel dans un suspense haletant. Cette histoire est l’expression d’une sociologie de la violence traitée avec beaucoup d’humanité.
Du 1er au 10 avril, les projections du festival se tiendront en salle. Pour agrémenter les rencontres, le Baobar sera à la disposition de tous à compter de 11h30, les fins de semaine et de 17h30 les autres jours.
Cinémathèque québécoise
335, de Maisonneuve Est
Montréal
(514) 842-9763
www.cinematheque.qc.ca/fr
Le calendrier de la mise en ligne des films est au : https://vuesdafrique.org/en-ligne
La programmation et la vente des billets est au : https://vuesdafrique.org/programmation

