Sainte Marine : Une rencontre immersive avec le passé.

Chants Libres et Oktoecho, en partenariat avec la Société des arts technologiques, présentent, en première, un opéra immersif 

Par Corinne Bénichou

Du 9 au 11 novembre 2024, Sainte Marine s’inspire de l’histoire fascinante d’une femme moine maronite du cinquième siècle, qui a vécu au Liban sous l’apparence d’un homme. Jeune, elle vit dans un monastère avec son père, en cachant sa féminité et masculinisant son prénom. Au grand étonnement de ses confrères, elle est accusée d’avoir mis enceinte la fille de l’aubergiste. Elle est expulsée du monastère avec ordre de s’occuper de la progéniture. Après trois ans d’aumônes et de jeûnes, elle est réintégrée avec l’enfant à la demande de ses confrères. Sa véritable identité féminine n’est révélée qu’au moment de sa toilette mortuaire. 

Trois créatrices contemporaines (Marie-Annick Béliveau, Katia Makdissi-Warren, et Charlie Poirier-Bouthillette) explorent la rencontre spirituelle et onirique avec Sainte Marine. Ce voyage artistique, sans fil narratif imposé, tisse un dialogue entre les voix du passé et du présent. À travers cette œuvre, elles vous invitent à réfléchir non seulement sur la dévotion et l’amour de cette femme, mais aussi sur la condition féminine à travers les âges. Quinze siècles plus tard, être une femme est-il si différent ?

La technologie immersive n’est pas le centre de l’œuvre, mais un outil au service de la narration. Elle permet une rencontre visuelle, sonore et humaine entre interprètes et spectateurs, créant une expérience partagée où la réflexion se mêle à l’émotion.

Quelques hymnes de Saint-Éphrem, que la jeune femme aurait certainement chanté, sont présents. Le reste est composé par Katia Makdissi-Warren avec des instruments traditionnels et contemporains s’inspirant de la musique maronite. À l’époque, le syriaque était la langue de Jésus-Christ. C’est toujours présent dans la liturgie maronite. Le livret de l’opéra est en français et en syriaque afin d’insuffler une dimension mystique et sacrée.

Les artistes : Marie-Annick Béliveau, mezzo-soprano. Marie-Hélène Breault, flûte. Aymen Trabulsi, nay (flûte oblique du Proche et Moyen Orient). Pamela Reimer, piano. Bertil Schulrabe, percussions. Michel Duval, David Cronkite et Clayton Kennedy, basses.

L‘équipe de conception : Katia Makdissi-Warren, composition. Marie-Annick Béliveau, livret et direction artistique. Charlie Poirier-Bouthillette, vidéo. Normal Studio, réalisation immersive. Mathieu Robineau, graphisme sonore. Flavie Lemée, éclairages. Marianne Lonergan, scénographie et costumes. Jean Aoun, spécialiste des chants syriaques.

Société des arts technologiques (Satosphère)
1201, Saint-Laurent
Montréal
(514) 844-2033
https://sat.qc.ca

Crédit pochette : Charlie Poirier-Bouthillette

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