Durant le festival international de jazz de Montréal, vous êtes invités à une programmation gratuite composée de films centrés sur la musique.
Par Corinne Bénichou
Du 26 juin jusqu’au 4 juillet 2026 à 15 heures, des documentaires phares sur la musique et des classiques du cinéma québécois vous offriront l’occasion de découvrir les fondements culturels du jazz à l’écran et au-delà.
Entre autres, lil y aura le portrait touchant de la légende montréalaise du jazz Oscar Peterson que Marie-Josée Saint-Pierre a brossé dans le court métrage Oscar. Il sera présenté avant chaque long métrage.
Vendredi 26 juin, Rumble: The Indians Who Rocked the World de Catherine
Bainbridge et Alfonso Maiorana (1 heure 42 minutes) explore un chapitre profond, essentiel et jusqu’à présent méconnu de l’histoire de la musique américaine, son influence autochtone. Présentant le portrait d’icônes de la musique telles que Charley Patton, Mildred Bailey, Link Wray, Jimi Hendrix, Jesse Ed Davis, Robbie Robertson et Randy Castillo, le film montre à quel point ces musiciens autochtones de talent ont contribué à façonner les bandes originales de vos vies.
Samedi 27 juin, Marron – La piste créole en Amérique d’André Gladu (1 heure 25 minutes). La collectivité créole de Louisiane a contribué à forger le Nouveau Monde et à créer le jazz. Pourquoi cette culture unique, née du métissage entre Noirs, Blancs et
Autochtones, entre Français, Africains, Antillais, Espagnols et Américains, est-elle aujourd’hui menacée d’extinction ? Ce vibrant carnet de voyage dresse l’état des lieux d’une culture méconnue et met en lumière la richesse d’un peuple qui a su transcender ses souffrances par la musique.
Dimanche 28 juin, Mesdames et messieurs, M. Leonard Cohen de Donald Brittain et
Don Owen (44 minutes). Ce documentaire, réalisé en 1965, brosse un portrait intimiste du poète, romancier et auteur-compositeur à l’aube de sa carrière. Vous le verrez en visite à Montréal, sa ville natale, tantôt lisant sa poésie devant un public qui boit ses paroles, tantôt seul ou en compagnie de sa famille et de ses amis.
Vendredi 3 juillet, Le chat dans le sac de Gilles Groux (1 heure 13 minutes). En présentant la confrontation à l’âge adulte d’un jeune homme de vingt ans et de sa compagne, dont la difficulté d’être, en toile de fond, symbolise virtuellement le destin de
tout un peuple, ce film pose la grande question de l’accession à la maturité politique du peuple québécois telle qu’elle est perçue par un cinéaste épris d’idéal et d’absolu. La musique est tirée de l’album Blue World, de John Coltrane.
Samedi 4 juillet, Les Girls de Meilan Lam et Robert Paquin (52 minutes). Elles rappellent les années 1920 à 1960, quand Montréal était une ville ouverte et que l’on dansait toute la nuit au rythme des musiciens de jazz noirs. Trois danseuses des légendaires cabarets qu’étaient le Rockhead’s Paradise, le Terminal et le café St-Michel évoquent d’inoubliables souvenirs de leur vie au cœur de ce qui était alors l’un des centres de jazz les plus en vogue au monde.
Les projections se tiendront à l’Îlot Balmoral au cœur du quartier des spectacles, situé à quelques pas du principal emplacement extérieur du festival.
Office national du film
Salle Alanis-Obomsawin
1500, rue Balmoral
Montréal
(514) 287-9000