Endorphine d’André Turpin

Avec Sophie Nélisse, Mylène Mackay, Lise Roy, Monia Chokri, Guy Thauvette, Stéphane Crête, Anne-Marie Cadieux, Théodore Chouinard-Pellerin et Fanny Migneault-Lecavalier.

endorphineÀ treize ans, Simone De Koninck (S. Nélisse) est témoin du meurtre de sa mère (M. Chokri). Pour la guérir de son choc, elle se fait hypnotisée afin de revivre l’événement traumatisant.

 

Durée : 1h23
Distribution : Films Séville
En salles depuis le 22 janvier 2016

Par Corinne Bénichou

Ce drame met en scène le même personnage féminin, à différentes époques, interprété par trois actrices, Sophie Nélisse, Mylène Mackay  et Lise Roy, dont les destins se croisent.

Vous plongez alors dans son inconscience. À vingt cinq ans, aux prises avec une culpabilité obsessive, puis, à soixante ans, physicienne épanouie, elle donne une conférence sur la nature étrange du temps.

Une réflexion dans laquelle l’image et la perception de l’humain est, pour ce directeur photo (Congorama, Incendies), très importante. Il offre d’ailleurs un contraste visuel entre le sombre du stationnement et du logement en sous-sol versus la clarté des bureaux ou de l’hôpital.

Un casse tête cérébral déroutant où toutes sortes d’émotions sur le conscient et l’inconscient vous feront naviguer au sein de cette œuvre comme dans un labyrinthe. Oubliez la logique du raisonnement, laissez-vous porter par l’imaginaire de ce long métrage surprenant !

Selon l’aveu du réalisateur (Un crabe dans la tête) son film est une sculpture de temps autour d’histoires banales, où les scènes reviennent, tournent en rond, sous l’obsession d’une culpabilité. Le rêve y est aussi valable que la réalité.

La narration amène une intrigue en spirale sur un sujet abstrait qui ne laisse pas indifférent.

Endorphine est un voyage viscéral et hypnotique à travers trois histoires qui, comme les rêves, déjouent le réel et le temps.

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