Prix de la littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse

Mardi 29 octobre 2013

Mis sur pied, il y a neuf ans, ce prix récompense l’originalité et la qualité exceptionnelle du récit. Sont admissibles tous les genres littéraires destinés aux lecteurs de zéro à douze ans, déposés durant l’année civile qui précède la remise officielle. Ils doivent être d’une édition originale canadienne tout comme les auteurs et/ou illustrateurs en liste.

Par Corinne Bénichou

Dans la salle Urgel Bourgie, construite en 1894 et orné par les magnifiques vitraux Tiffany, Jean Fugère, journaliste, chroniqueur et animateur culturel, souhaite la bienvenue à l’assistance. « Nous célébrons, ce soir, l’élite, le meilleur de la littérature pour l’enfance et la jeunesse en présence de nombreuses personnes dont les auteurs, les illustrateurs, les bibliothécaires, les libraires et les distributeurs. »

Quarante trois maisons d’édition ont postulé cette année et cent quatre vingt cinq livres ont été soumis. À la clef, une bourse de 2500 dollars pour l’un des cinq finalistes :

Mingan, mon village (La Bagnole)

– Après Haïti, mon pays,  le concepteur Rogé s’est penché sur la communauté Innu avec ce livre. Une trentaine d’enfants ont participé activement à l’élaboration de celui-ci.

La clé à molette (La courte échelle)

– De son propre aveu, Élise Gravel a beaucoup de plaisir à écrire ce style d’histoires.

Jane, le renard et moi (La Pastèque)

Fanny Britt, bien connue dans le monde du théâtre, s’est lancée dans un premier roman dont la petite fille est sauvée grâce à la lecture de Jane Eyre d’Emilie Bronte.

Tu me prends en photo (400 coups)

– C’est la rencontre entre un photographe de guerre et une petite fille. Œuvre forte, de Marie-France Hébert, dédiée aux photographes qui montrent les horreurs dans les camps de réfugiés. Né d’une indignation que cette femme a canalisé après quelques années de réflexion. « Illustrer la guerre sans la montrer a été le plus difficile » avoue Jean-Luc Trudel.

À la recherche du bout du monde (Hurtubise)

– À l’annonce de son nom, le lauréat 2013, Michel Noël, confirmait être fier d’être auteur de littérature jeunesse. « C’est ce qui a donné un sens à ma vie » et  d’ajouter « mon grand-père me disait hier on était bon, aujourd’hui ont est meilleur et demain il faut être encore meilleur. Je transmets cette phrase aux jeunes que je rencontre » dixit l’homme d’origine algonquine.

Ainsi se terminait cette cérémonie, première partie d’une soirée attractive et conviviale très bien organisée. Rendez-vous l’année prochaine !

www.bookcentre.ca

Musée des beaux arts
1380, Sherbrooke Ouest
Montréal
(514) 285-2000

 

 

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