Jusqu’au 1er novembre 2014
Mise en scène et chorégraphie d’Alix Dufresne
Scénographie de Max-Otto Fauteux
Éclairages d’Erwann Bernard
Costumes de Shlomit Gopher et Sarah Lachance
Visuel de Maxime Côté
Son de Gonzalo Soldi
Production de la compagnie J’Le dis là (Fabien Dupuis)
Avec Marc Béland et Rachel Graton.
Paul (M. Béland) est un prédicateur qui n’a jamais foulé le sol d’une église. Il va de ville en ville en compagnie de sa femme Hélène (R. Graton) afin de répandre la parole de Dieu. Pourtant, ce dernier lui échappe. Tandis qu’il cherche désespérément à atteindre des hauteurs vertigineuses, sa conjointe avance, horizontale et ancrée dans la réalité. Elle n’attend d’autre vérité que celle du quotidien et ne connaît de morale que celle de son corps.
Par Corinne Bénichou
Alors que la question de Dieu est abordée à travers son absence, c’est dans le silence que résonnent les différents monologues et dialogues. Le dramaturge australien brosse, ici, l’impitoyable portrait d’un couple en quête de sens.
Malgré une mise en scène épurée à la limite de l’abstrait (symbole de la foi), des costumes adéquats et une chorégraphie appropriée créant une ambiance entre le primitif et le sacré, où se mêlent mouvements et mots, cette fable est difficile à intégrer dans l’univers du spectateur du 21e siècle. Par contre, la lourde malle, le sable au plancher et celui qui tombe d’en haut, la croix au sol et le trajet illuminés au passage des protagonistes sont la représentation d’une scénographie réussie.
Quant aux deux comédiens, leurs performances sont profondément humaines et assez désespérées pour être crédibles. Ils se débattent ensemble contre une fatalité désertique qui peu à peu engloutit tous leurs espoirs.
C’est avec Roche, papier, ciseau présenté à l’Espace Libre en 2004 que l’auteur s’est fait connaître pour la première fois au Québec.
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