Avec Louis Morissette, Patrice Robitaille, Julie Perreault et Christine Beaulieu.
Le quotidien de Patrick (L. Morissette) est défini par rapport à sa petite famille et les gens qui l’entourent. Ce beau monde est en quête du bonheur. Ce fameux état de grâce où tout doit se conjuguer, travail, maison, amis…
Durée : 1h41
Distribution : Films Séville
En salles depuis le 5 août 2015
Par Corinne Bénichou
Cette comédie dramatique décrit la vie d’un homme qui puise son apparent bien-être dans le regard des autres, le poussant vers un objectif qui n’est pas le sien. Entre fantasme et réalité, la différence est grande et la chute sera d’autant plus ardue.
Le réalisateur (Horloge biologique, 1981, 1987) met en scène la génération des quadragénaires prise dans l’engrenage de la surconsommation et du paraître.
La critique caustique de la société moderne et de ses travers comme l’importance de l’argent, le statut social, les désirs refoulés, sont également évoqués.
Un film moins léger qu’il n’y parait au premier abord (avec une rupture de ton approprié) dans lequel, rires et réflexions se côtoient aisément. Il montre aussi l’épanouissement physique et mental du couple formé par Michel (P. Robitaille) et Roxanne (C. Beaulieu), d’où la présence de nombreux plans sur les corps, en contradiction avec leurs amis (L. Morissette/J. Perreault) dont la sexualité est inexistante, à l’exception des quelques scènes en solo pour monsieur ! Par contre ils ne lésinent pas sur les dépenses matérielles.
Louis Morissette (coproducteur et coscénariste du film) est extrêmement juste et crédible tant dans ses propos (souvent crus) que dans son jeu d’acteur. Son malaise se perçoit de plus en plus jusqu’au dérapage fatal. Alors le couperet tombe, mais en même temps le libère de ce poids qu’il ne pouvait plus porter. Sa remise en question lui fait retrouver une vie plus simple et plus saine. Ce qui offre une conclusion optimiste à cette histoire.