Avec Rachel Weisz, Timothy Spall, Tom Wilkinson, Andrew Scott, Mark Gatiss et Jack Lowden.
L‘historienne américaine Deborah Lipstadt (R. Weisz) et l’auteur britannique David Irving (T. Spall) se livrent à une bataille juridique alors qu’Irving a poursuivi Lipstadt pour diffamation contenue dans son livre Denying the Holocaust où elle le critique sévèrement de mettre en doute l’Holocauste. Le monde entier sait que la Shoah est arrivée, elle devra le prouver.
Durée : 1h50
Distribution : Entract Films
En salles depuis le 7 octobre 2016
Par Corinne Bénichou
Les premières images montrent David Irving, historien anglais, en Alberta (Canada) en 1994. La même année, c’est à Atlanta (États-Unis) que se déroule la conférence de Deborah Lipstadt et son adversaire le plus acharné, arrogant et dangereux dans ses propos, provoque une altercation… Le 5 septembre 1996, une poursuite en diffamation est déposée contre la jeune femme et sa maison d’édition Penguin Books. C’est à ce moment, que les avocats londoniens entrent en jeu !
Le quatrième long métrage du réalisateur britannique (Le garde du corps), sur un scénario solide de David Hare, basé sur la biographie History on Trial: My Day in Court with a Holocaust Denier, relate de façon conventionnelle la confrontation de deux personnes fondamentalement opposés sur un sujet extrêmement délicat ! Les scènes se passent surtout au tribunal et dans les bureaux des avocats. Les deux seuls vrais extérieurs sont l’incursion insatisfaisante dans la communauté juive de Londres et la visite à Auschwitz, difficile mais nécessaire.
Ce drame judiciaire met en scène trois acteurs de grand talent. Rachel Weisz, Timothy Spall dans la peau du révisionniste et Andrew Scott sous les traits d’ Anthony Julius, (ce dernier a représenté la princesse Diana lors de son divorce).
Le spectateur sera certainement surpris du système judiciaire britannique bien particulier. En effet, la preuve qui doit être faite revient à l’accusée. Le procès, qui a duré trente deux jours, a fait déplacer des télévisions du monde entier pour couvrir l’événement. La conclusion portant sur un enjeu majeur, il était important, sans nul doute possible, de la véracité du propos. Le verdict tombe le 11 avril 2000. Le juge a confirmé par la loi, à ce négationniste, que personne ne peut manipuler l’Histoire et nier l’évidence.