Jusqu’au 5 février 2017, dès votre arrivée, votre attention sera attirée par une entrée luxuriante, puis, vous apercevrez le Kapy, le plus gros rongeur d’Amérique du Nord, dans son élément. Des serpents, des poissons et des chauves souris se partagent le couloir qui mène à l’espace tropical.
Par Corinne Bénichou

À la sortie du corridor, au-dessus de l’antre des caïmans se balancent de branches en branches des Calimicos (petits singes noirs de Goeldi) et des Tamaria Lion doré du Brésil.
Ces derniers vivent en bonne harmonie avec le paresseux caché dans un des arbres. En
continuant votre visite, vous croiserez l’Ara Hyacinthe, le perroquet le plus gros au monde. Il possède un bec robuste pouvant briser de noix de toutes sortes.
Ensuite, vous entrerez dans La vie en 4 saisons, au cœur du Québec, ses forêts, sa faune et sa flore, les érablières des Laurentides, des lacs et des rivières par centaines, avec un cinq degrés de température.
Au sein de ce territoire :
La loutre peut retenir sa respiration pendant quatre minutes sous l’eau. Ses yeux sont recouverts de paupières translucides qui les protègent et sa longuequeue l’aide à se diriger.
Le castor, architecte et ingénieur, construit des barrages pour élever le niveau de l’eau. Il se nourrit de végétaux.
Le raton laveur est appelé ainsi car il manipule, entre ses pattes,sa nourriture (des proies aquatiques) longtemps avant de la manger.
Le lynx court vite sur de courtes distances. Il doit donc attendre le bon moment pour chasser. Ses pattes agissent comme des raquettes sur la neige, elles sont très utiles pour traquer le lièvre d’Amérique. Il en consomme jusqu’à deux cents par année.
S’ensuit, le golfe du Saint-laurent, les couleurs vives des invertébrés, les embruns salés et les flottis des bateaux de pêche. L’été, son eau en surface est de six à vingt degrés. En hiver, elle varie entre moins deux et un ou deux degrés. Sa salinité se situe à trente quatre grammes par litre et sa profondeur peut atteindre cinq cents mètres.
L’écosystème marin aux eaux froides est très productif. Cette productivité favorise la diversité des espèces telles que les poissons, les oiseaux, les invertébrés et les mammifères marins.
Qui s’y frotte, s’y pique ! C’est le slogan des méduses. Composées de quatre vingt dix pour cents d’eau, dépourvues de squelette, sans carapace, ni coquille, elles sont voraces et capturent leurs proies grâce à leurs tentacules urticantes. Certaines méduses tropicales ont un venin pouvant
entraîner la mort en quelques minutes, mais l’homme est, en général, insensible aux piqûres des Aurelia Oreta qui se nourrissent de petits poissons et de plancton qu’elles attrape avec ses sécrétions collantes.
De retour à la surface, vous admirerez toutes sortes d’oiseaux marins évoluant sur un littoral rocheux. La plupart nichent sur les falaises. Les dominants occupent les meilleurs endroits. La mer est leur garde-manger.
Au bord de l’océan attique, proche des cercles polaires, deux écosystèmes abritent des plantes et des animaux qui se sont adaptés aux longs hivers froids.
Au Nord, le Groenland, le Labrador et Terre-Neuve, au Sud, près du Chili et de l’Argentine, au Cap Orne, la péninsule antarctique, l’île Géorgie et les îles Falkland.
Dernier arrêt pour le visiteur, c’est dans cette contrée que de vastes colonies de Manchots se sont installées et qu’on y voit des paysages grandioses, des couleurs dansantes et des aurores polaires.

Les Manchots royaux et les Alcidés variés sont semblables mais n’ont aucun lien de parenté ! Ils vivent dans des milieux similaires et capturent leurs proies de la même manière. Ces oiseaux ont juste développé des adaptations identiques. Leurs plumages noir et blanc les rendent moins visibles dans l’eau, leur corps est hydrodynamique et leurs pattes sont palmées.

Les deux espèces vivent au rythme de la lumière. Dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées. Au Biodôme, la durée du jour antarctique est recréée afin de permettre aux manchots, de la même façon qu’en milieu naturel, de préserver leur qualité de vie et de leur permettre de se reproduire entre les mois d’août et janvier.
Vous quitterez la structure, sourire aux lèvres, la tête remplie de souvenirs en vous promettant de revenir très vite.
Biodôme
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