Avec Patrick Huard, Colm Feore, Marc Beaupré, Lucie Laurier, Marie-Jeanne Labrosse, Erik Knusden, Andreas Aspergis, Mariana Mazza, Noam Jenkins, Jameson Kraemer, Neil Crone, Catherine Saint-Laurent et Hamza Hap.
David Bouchard (P. Huard) et Martin Ward (C. Feore) sont à nouveau forcés de faire équipe. Cette fois, l’enquêteur québécois se retrouve sous les ordres de son confrère anglophone maintenant officier de la gendarmerie royale du Canada. Le disparate duo a la mission de démanteler un réseau de vols de voitures, derrière lequel se cache une opération de très grande envergure. Au fil de leurs aventures, les compères découvrent que les ennemis ne sont pas toujours ceux qu’on croit. Ils réalisent aussi que les années passent, que certaines choses changent et d’autres pas du tout !
Durée : 2h06
Distribution : Films Seville
En salles depuis le 5 mais 2017
Version originale anglaise et française avec sous–titres français.
Par Corinne Bénichou
Cette comédie policière (suite attendue depuis onze ans) commence à Montréal par un vol de voiture suivi d’une poursuite sur le boulevard Décarie, puis les deux protagonistes se confrontent dans une solide bagarre lors d’une perquisition de la Gendarmerie Royale du Canada dans un hangar clandestin !
L’action (qui mêle les Américains à cette nouvelle histoire), l’humour et la complicité des personnages principaux (c’est leur force) sont au rendez-vous. Entourés de Mariana Mazza, Lucie Laurier, Marc Beaupré et Andreas Aspergis, entre autres, sans oublier le caméo de Claude Poirier (à l’image du Monsieur) et le clin d’œil au matricule 728 avec la réquisition abusive d’une bicyclette, Huard et Feore s’en donnent à cœur joie, tant dans leurs interactions musclées que dans leurs réparties vraiment réussies, pour le plus grand plaisir du public friand de ce style de cinéma.
En opposition, le David Bouchard, agent infiltré qui n’a pas peur de se frotter aux pires criminels, craint les réactions de son épouse. Cette autodérision, créée par l’acteur, est jubilatoire. Elle dévoile aussi le côté vulnérable de l’homme.
Évidemment, les divergences culturelles et linguistiques sont toujours au programme, d’autant plus que les dialogues de ce deuxième volet sont majoritairement en anglais sous-titrés en français. La scène avec la gendarmerie canadienne est extrêmement drôle. Cette dernière est ridiculisée tout en finesse révélant son ignorance et son mépris envers les Francophones et le Québec.
Pour terminer, la trame sonore d’Anik Jean accompagne adéquatement les images de ce bon divertissement estival.