Valérian et la cite des mille planètes (Valerian And The City Of A Thousand Planets) de Luc Besson

Avec Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Rihanna, Ethan Hawke, Herbie Hancock, Kris Wu et Rutger Hauer.

valérian...Au vingt huitième siècle, Valérian (D. DeHaan) et Laureline (C. Delevingne) forment une équipe d’agents spatiotemporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha, une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoirfaire et leur culture, alors qu’une force obscure menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Les deux complices vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder l’avenir de l’univers.

Durée : 2h18
Distribution : Films Séville
En salles depuis le 21 juillet 2017

Par Corinne Bénichou

Adapté de la série de bandes dessinées de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, qui a stimulé une génération d’artistes, d’écrivains et de cinéastes, cette sciencefiction en 3D se situe en 2020. Elle commence avec Space Odity de David Bowie puis toutes sortes de vies humaines et extra terrestres défilent afin de se serrer la main en signe de paix.

Le réalisateur (Le grand bleu, Nikita, Le cinquième élément, Lucy) a emprunté à de multiples films (Total Recall, Blade Runner, Star Trek, Star Wars) des phrases, des idéologies, des décors et même des costumes et principalement à Avatar pour les créatures de Mûl, la planète paradisiaque.

Le spectateur passera d’un univers à l’autre, sans transition et il faudra qu’il démêle les bons des méchants ainsi que les nombreux et différents habitants de cette histoire dans laquelle les dialogues se veulent humoristiques mais manquent de consistance.

À l’exception d’un visuel extrêmement efficace, tant sur les protagonistes que sur les lieux, ce film est décevant non seulement par les prestations des deux héros qui n’accrochent ni la sympathie, au contraire le côté prétentieux du personnage de Dane DeHaan (loin de son rôle dans Two Lovers and a Bear de Kim Nguyen) est agaçant, ni l’envie d’être à leur place pour sauver l’univers.

Ce projet ambitieux (deux cents millions d’euros) signé Besson, se complait dans la démesure où tout n’est qu’apparence. 

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