Lady Macbeth de William Oldroyd

Avec Florence Pugh, Cosmo Jarvis, Christopher Fairbank, Paul Hilton et Naomi Ackie.

lady macbeth1865, Angleterre rurale. Katherine (F. Pugh) mène une vie malheureuse issue d’un mariage sans amour avec un Lord (P. Hilton) qui a deux fois son âge. Un jour, elle s’entiche d’un jeune palefrenier (C. Jarvis) travaillant sur les terres de son époux et découvre la passion. Habitée par ce puissant sentiment, la jeune femme est prête à tout pour vivre son amour impossible.

Durée : 1h28
Distribution : TVA Films
En salles depuis le 28 juillet 2017

Le premier long métrage de ce réalisateur, inspiré de Lady Macbeth du district de Mtsensk, court roman de Nikolaï Leskov, publié en 1865, est un drame qui suit la transformation d’une épouse opprimée, en Angleterre à l’époque victorienne, en monstre cruel et sans état d’âme, mettant en scène un personnage féminin fort. Ce thriller historique et romanesque est aussi captivant que sinistre de par son évolution malsaine.

Le cinéaste développe ici trois thèmes : La soumission des femmes dans la société, la vie dans les communautés rurales et la passion interdite.

Tourné au château de Lambton, à côté de Chester, région sauvage des îles britanniques, dans un décor unique et assez dépouillé, ce minimalisme budgétaire et esthétique sert bien l’atmosphère austère et met en évidence le jeu des acteurs. Ainsi Florence Pugh exprime à travers sa performance une large gamme d’émotions, navigant de l’innocence à la cruauté la plus dure en passant par l’insolence. À ses côtés, Cosmo Jarvis, en employé arrogant et raciste, pris dans les griffes de sa jeune maîtresse, Christopher Fairbank, en beau-père hostile et autoritaire et Paul Hilton, en conjoint absent, incapable de satisfaire son épouse tout en l’humiliant par ses pratiques conjugales douteuses, l’accompagnent. Les trois hommes de la maison offrent des bonnes et des convaincantes prestations.

Les premières images sont des petites scénettes de la vie quotidienne sans parole ou presque. Tout se fait sur une courte période, le mariage, le départ de l’époux, la rencontre avec le palefrenieret la mort du beau-père Il est également montré les mauvaises conditions et le traitement injuste des personnes noires.

Le côté shakespearien est très présent dans les sujets abordés, à commencer par le titre puis dans les actes, meurtres, trahison, pouvoir, passion, remords comme le grain de sable (le petit garçon métis) qui vient enrayer la machine infernale et qui doit être éradiqué à tout prix !

La conclusion se fait sur l’image de Lady Macbeth assise sur son sofa, en référence à l’affiche du film.

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