Tenir parole de Clément Courteau et Louis-Thomas Leguerrier

tenir parolePrintemps 2012. La grève étudiante bat son plein. Ce qui avait commencé comme une simple lutte contre la hausse des frais de scolarité se transforme rapidement en une rébellion contre le gouvernement libéral et prend dangereusement l’allure d’une révolte généralisée. La jeunesse québécoise monte aux barricades et c’est moi qui l’y conduis, qui anime et fais se mouvoir les foules dont la colère tire le Québec de son sommeil tranquille. J’ai vingt-deux ans à peine et je suis déjà un cauchemar pour les défenseurs de l’ordre établi…

Par Corinne Bénichou

Au fil des pages et à mesure qu’elle prend de l’ampleur, la grève se mue en un monstre hors de tout contrôle, le personnage, sous les initiales GND, se trouve aspiré dans une légende évoquant tous les démons de l’engagement politique au Québec. Cette épopée, dont il est devenu le héros malgré lui, doit pourtant être menée jusqu’au bout. Il a donné sa parole au peuple. Il compte bien la tenir !

Une écriture à quatre mains n’est pas banale. Elle comprend même un risque, celui de ne pas être homogène dans le propos, ce qui n’est pas le cas, ici, bien au contraire, la fluidité de la lecture est certainement due aux deux auteurs, à leur complicité et à leur engagement littéraire de délivrer une bonne histoire.

Cette version fictive des événements du Printemps Érable permet une liberté de pensée. Elle offre certainement bien plus de moments croustillants et intéressants que la réalité, à commencer par les rencontres stratégiques et les différents états d’esprit du protagoniste principal imaginés par le duo.

Un premier livre réussi dont la pertinence, cinq ans après, est de mise.

Publié aux éditions Annika Parance

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