Cinéaste militant de renom, Martin Duckworth a consacré son existence à la paix et à la justice. Mais il a maintenant remisé sa caméra pour servir la cause la plus importante de toute sa vie, prendre soin de son épouse, Audrey Schirmer, qui traverse les derniers stades de la maladie d’Alzheimer.
Durée : 1h30
Diffusion : Office National du Film
En salles depuis le19 août 2022
Version anglaise avec sous-titres français.
Par Corinne Bénichou
À sa sortie de l’école de cinéma, en 1991, Jeremiah Hayes travaille d’abord à l’Office National du Film avec Martin Duckworth, comme monteur adjoint sur Armé pour la paix. Le diagnostic de la maladie en 2013 renforce l’amitié entre les deux hommes et réalisateur commence à filmer le couple chez lui.
Les trois mariages de Martin Duckworth lui ont donné des jumelles, un garçon et une fille biologiques ainsi qu’une fille adoptive. Quatorze petits-enfants sont nés de ces unions.
Les premières images montrent Montréal en hiver et Martin Duckworth, quatre-vingt neuf ans, en pleine activité puis, quelques notes de piano et une femme émue par la musique. Entre passé (archives du Cambodge, du Japon et de l’Afghanistan), présent et films d’animation (la naissance de sa fille autiste, Jacqueline, la guerre du Vietnam, l’accident au Mexique), la rencontre avec
Audrey à Toronto et leur quarante quatre ans d’amour, les balades autour du chalet dans les Cantons de l’Est, l’automne en ville, l’anecdote amusante à propos de la perruche comme sur la demande en mariage au bout de vingt cinq ans de vie commune.
Après sa chute, Audrey est placée à L’Étincelle, dure épreuve pour le cinéaste qui la voit dépérir car l’Alzheimer progresse rapidement. De son côté, sa plus jeune compose difficilement avec la maladie de sa mère.
Ce film rempli d’amour va, sans aucun doute, vous toucher au plus profond de votre être. Vous vivrez, par procuration, le dévouement, mais aussi l’angoisse et la peine des proches de cette femme, face à sa maladie.
Audrey Schirmer s’est éteinte le 27 décembre 2019.