Danse et performance au Montréal, arts interculturels

Montréal, arts interculturels présente en première mondiale une nouvelle création chorégraphique de Mara Dupas en collaboration avec les interprètes Athena Lucie Assamba et Aurélie Ann Figaro. Ce duo fusionne danse, rap francophone et Afrobeats dans un univers scénique teinté d’images, d’attitudes et de références empruntées aux vidéoclips.

Par Corinne Bénichou

Du 21 au 24 janvier 2026 à 19h30, cette pièce de quarante-cinq minutes propose un espace chorégraphique où les identités se dédoublent et se remanient. Les rôles de genre, les poses et les figures sont détournés pour laisser émerger un langage partagé, né autant de la sensibilité des interprètes que de leur relation sur scène.

Mara Dupas, chorégraphe et directrice artistique, explique : « Dans l’idée de rendre hommage aux univers musicaux qui nourrissent le projet, on avait envie d’aller plus loin qu’un spectacle de danse en concevant un listening party, la sortie d’un album imaginaire. »

La conception sonore de Djeff compte parmi les piliers du projet. Danseur, performeur, entre autres talents, il insuffle un rapport organique à la danse. Une liste a d’abord été assemblée par Mara Dupas et Aurélie Ann Figaro avant de lui être envoyée. Il a créé l’univers sonore en s’inspirant de celle-ci.

Les costumes, imaginés en collaboration avec Athena Lucie Assamba, prolongent cette hybridité. Silhouettes inspirées d’artistes musicaux, couleurs saturées, touches de brillant, textures opaques, volumes amplifiés. Chaque élément contribue à façonner les alter ego des interprètes. Le visage couvert réaffirme l’un des motifs chers à Mara, l’opacité. Entre protection, mystère et réappropriation, ce symbole brouille la frontière entre l’intime et le performatif, entre le visible et ce qui demeure réservé aux interprètes.

Conçue pour et avec deux interprètes dont les parcours explorent la danse de rue, les danses afro-diasporiques et la danse contemporaine, II. FTG est un espace de rencontre. Mara Dupas s’inspire autant du foisonnement visuel de l’Afrobeats, avec ses couleurs saturées et la culture des clubs, que de la poésie brute du rap francophone, un milieu dans lequel dominent encore les codes masculins. Ces influences nourrissent les multiples alter ego qui habitent la scène.                                                                                                                                                   © Jeanne Tétreault

Le titre réunit plusieurs pistes. Le II fait référence à la forme du duo. l’acronyme FTG évoque l’esthétique de certains noms d’artistes et albums de rap, titrés de suites de lettres ouvertes à l’interprétation. For the Girls, Ferme ta gueule, Flip the Gaze… Aucune définition n’est imposée. Le sens se fabrique dans l’écoute et dans le contexte du moment. II. FTG devient ainsi un titre-manifeste, un espace ouvert où chacun(e) peut projeter sa propre lecture.

www.m-a-i.qc.ca/evenement/ii-ftg

Montréal, arts interculturels
3680, Jeanne-Mance
Montréal
(514) 982-3386
www.m-a-i.qc.ca/billetterie

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