La Bolduc de François Bouvier

Avec Debbie Lynch-White, Émile Proulx-Cloutier, Rose-Marie Perrault, Bianca Gervais, Mylène Mackay, Yan England, Serge Postigo, Germain Houde, Paul Doucet et Luc Senay.

bolducÀ Montréal, au début du vingtième siècle, une mère de famille (D. Lynch-White) pauvre et sans éducation réussit à sortir sa famille de la misère en devenant une chanteuse folklorique au succès retentissant.

Durée : 1h43
Distribution : Films Seville
En salles depuis le 6 avril 2018

Par Corinne Bénichou

En arrière-plan, la crise des années 20-30 et les premiers élans de la lutte pour les droits de la femme avec Thérèse Casgrain (M. Mackay) et ses Suffragettes.

Après Les matins infidèles, Histoires d’hiver, Maman Last Call et Paul à Québec, le long métrage du réalisateur québécois raconte l’épopée d’une jeune fille, fière Gaspésienne aux racines irlandaises, Mary Travers, devenue madame Bolduc, par son mariage avec Édouard (É. Proulx-Cloutier), plus connue sous le nom de La Bolduc, grâce à ses interprétations de La bastringue, Dans le temps du jour de l’an et Ça va venir, découragez-vous pas, entre autres…

Les premières images situent Montréal en 1940, quelques minutes plus tard le spectateur retrouve la dame dans un cabaret de Rivière-du-Loup, en 1937, le temps de chanter J’ai un bouton sur la langue, puis 1913 et la rencontre avec son futur. Mariage et premier enfant mort-né… Cette femme aura dix enfants dont six décèderont en bas âge ! C’est la période des familles nombreuses, de la domination de la religion catholique et des employeurs anglophones mais aussi le début du succès et la déchéance du conjoint devenu alcoolique. Une tumeur maligne viendra tout gâcher prématurément !

Le scénario retrace sa vie, sa carrière fulgurante, son union difficile et sa relation touchante avec sa fille aînée Denise (R-M. Perreault), pianiste sur ses microsillons, elle-même rêvait de devenir actrice à Hollywood.

Debbie Lynch-White endosse admirablement cette femme volontaire et aimante qui a bousculé les mentalités de l’époque. Les seconds rôles l’épaulent parfaitement dans une reconstitution adéquate.

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