Portrait d’un écrivain désenchanté qui examine ses contemporains à la loupe. De ses désillusions et de ses déprimes, ce nouveau roman (du même auteur que Les Aimants) est aussi le portrait d’une époque, celle d’aujourd’hui, dans tout ce qu’elle a de plus monotone et de plus interchangeable à la fois.
Par Maurice Élia
Le héros est à la recherche d’une identité perdue et pas nécessairement la sienne. Il se sait plus ou moins adulé de ses lecteurs, admiré des femmes qui l’entourent, mais il trouve que les milieux qu’il fréquente lui sont hostiles dès qu’il se permet d’intervenir dans les conversations.
La soudaine disparition de Marianne, qu’il aime, parviendra t’elle à transformer cet être boursouflé de partout, dont les pensées ne cessent de s’entrelacer sans qu’il puisse, semble-t-il, leur trouver de point d’attache. Cette femme était sans doute ce point d’attache, mais saura-t-il se séparer définitivement de son souvenir ?
Parisis décrit un voyage intérieur que certains reconnaîtront aisément, l’usage de la première personne aidant. Le style de ce fervent cinéphile permet d’introduire le lecteur dans la moindre des pensées de son personnage principal et de poser quelques questions fondamentales sur le monde actuel.
Éditions Stock