Fondation Rivières – 11e édition

Vendredi 15 novembre 2013

affiche 2013Pour les dix ans, Christian Bégin animait la soirée avec brio et régalait le public de son humour corrosif ! Cette année, c’est François Papineau qui a eu le plaisir de chauffer la salle et de présenter les artistes.

Par Corinne Bénichou

20h30, les lumières s’éteignent. Sur scène, les musiciens du Jazzbin se placent. Saxophones, batterie, guitare, piano et basse. roy dupuis portraitLe maître de cérémonie apparaît, micro à la main et entonne Tu sais c’que j’veux dire, un blues mal traduit selon l’artiste, puis il introduit le porte-parole et co-fondateur, Roy Dupuis.

Sur le côté, Chloé Surprenant commence une toile, pendant que le président Alain Saladzius annonce les acquis de 2013 dont :

– L’arrêt des programmes des petites centrales pour la troisième fois (sauvegarde de six rivières) qui s’ajoute aux trente quatre autres sauvées les années précédentes.

– Les pourparlers, toujours en vigueur, concernant la chute de Val Jalbert afin de faire cesser la prochaine étape du barrage.

Pour labrassières shop troisième année consécutive, Le Brassières Shop, Geneviève Bilodeau, Marie- Ève Pelletier, Dominique Pétin, tout en harmonie et en puissance vocale.

Les Zélées, Anne-Marie Dupras, Annie Deschamps, un duo d’humoristes au féminin.

L’interprète de Roberval (Lac Saint-Jean), Pierrot Fournier,fournier portrait se préoccupe du sort de Val Jalbert. Il a écrit une chanson à ce propos dénonçant « la vénalité des vandales qui violent la terre. »

Laurence et Marie Néron, une espèce en voie d’apparition, Pierre Leclerc, administrateur de la fondation qui, avec tristesse et colère, annonce la mauvaise nouvelle face à l’issue de la chute Val Jalbert et de la rivière Ouiatchouan,malgré toutes les pétitions et les marches de protestation, le gouvernement a autorisé les travaux (premier barrage) pour des mauvaises raisons et des faux rapprochements avec les Autochtones. Avant de quitter, la mère et la fille ont chanté À la claire fontaine reprise en cœur par l’assistance.

Surnommée la slameuse territoriale, Natasha Kanapé-Fontaine, a offert une prestation très sentie.

bouché portraitL’auteur, compositeur, interprète gaspésien, Daniel Bouché, est honoré d’être là et remercie les organisateurs de l’avoir contacté pour venir faire quelques chansons.

L’intense acteur/chanteur, Émile Proulx Cloutier, a choisi de révéler, dans un rap fougueux,  sa frustration contre tous ceux qui font reculer la société dans laquelle il vit. « L’eau est synémile portraitonyme de voyage, c’est vrai ! Au cœur des grandes villes, il suffit d’une centaine de pas pour faire le tour du monde dans Les cités grises… » Il finit en humour avec Le Grillon et la Luciole.

Aprèsbilodeau portrait un petit entracte, c’est Emmanuel Bilodeau qui revient le premier sur les planches avec son discours à la sauce italienne ! Il laisse ensuite la place à Kathia Rock qui chante ses émotions dans la langue de ses ancêtres.


I
ntervention de Roy Dupuis pour lire le texte de Marie Néron. Des mots forts pour une cause citoyenne juste. « Pour que l’eau demeure propre et libre parce que sans l’eau, nous ne sommes rien ! »

Parrains de la rivière Yamaska, François Patenaude et Christian Vanasse, qui forment Les Zapartistes, ont fait rire l’auditoire avec des plaisanteries sur le parti libéral et autres sujets brûlants de l’actualité.

Selon la rumeur, Pascale Rochette collectionne les soupirants, elle allie aussi poésie et rêve.

bégin portraitLe moment de la tombola a été, pour cette édition encore, un vrai délice. C’est Christian Bégin qui l’a déclamée et commenter les huit prix avec tout la truculence qu’on lui connaît !

Un des premiers artistes à adopter, Paul Piché a choisi la rivière rouge. « Depuis longtemps, je vois les gens se débattre pour sauver les rivières, alors je vous admire. » dit t’il avant piché portraitde commencer sa plus vieille pièce Ya pas grand chose dans le ciel a soir suivi de sa plus récente, Arrêter, en hommage à Pierre Falardeau, que vous retrouverez dans son prochain album.

François Papineau termine sur une autre chanson mal traduite (My Way) puis sur un écran, étaient diffusées des images du groupe Mes Aïeux tournées pendant le regroupement contre le gaz de papineau portraitschiste et autres polluants indésirables et non désirés au Québec. « On ne vend pas la terre sur laquelle on marche… »

Une soirée aussi agréable que diversifiée. Elle a permis, par un encan silencieux et crié, de faire connaître les œuvres d’artistes engagés pour cette belle cause et de réunir l’argent nécessaire à ce combat.

www.fondationrivieres.org

Cabaret du Mile-End
5240, avenue du Parc
Montréal
(514) 563-1395

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