Les Huit enragés (The Hateful Eight) de Quentin Tarantino

Avec Jennifer Jason Leigh, Samuel L. Jackson, Channing Tatum, Walton Goggins, Kurt Russell, Tim Roth, Michael Madsen, Zoe Bell, Bruce Dern er Demian Bichir.

huit enragésQuelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau (K. Russel), fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue (J. Jason Leigh) se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren (S. L. Jackson), un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes et Chris Mannix (C. Tatum), le nouveau shérif de la ville. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. De plus L’un d’entre eux n’est pas celui qu’il prétend être !

Durée : 3h07
Distribution : Films Seville
En salles depuis le 1er janvier 2016

13 ans  et plus

Par Corinne Bénichou

Dès le générique du début, la trame sonore du maître en la matière, Ennio Morricone, sur fond de grosse caisse et de son strident, annonce la couleur !

Pour son huitième long métrage, le réalisateur (Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Kill Bill, Jackie Brown, Inglorious Basterds) a choisi un western (après Django Unchained) en cinq chapitres pour ces huit salopards enragés : Dernière escale à Red Rock (Last Stage to Red Rock), Fils de flingue (Son of a Gun), Chez Minnie (Minnie’s), Les Quatre passagers (The Four Passengers), Nuit noire, enfer blanc (Black Night, White Hell).

Le chapitre cinq vous ramènera le matin du voyage. Malgré les sourires et les belles paroles à la mercerie Mimie, vous saurez que quelque chose de terrible va se produire. Quant au dernier chapitre, c’est au présent et avec plusieurs scènes prévisibles que le cinéaste l’offre aux spectateurs.

Entre gros plans, plans fixes, plans serrés et ralentis dans un paysage enneigé, le cinéaste fait évoluer ses personnages ayant tous un passé trouble qui se révèle progressivement. Cette fois, il a choisi de les camper dans le froid et plus précisément aux alentours de la petite ville de Telluride dans la partie sud-ouest de l’état du Colorado.

Un scénario solide situe l’action quelques années après la guerre de Sécession, mais son discours sur les femmes, le racisme flagrant et le pouvoir qui corrompt est vraiment contemporain.

Comme à son habitude, la violence (quelques morts rapides et d’autres plus lentes), l’hémoglobine à volonté et un langage plutôt cru sans oublier l’humour noir sont sa marque de commerce. Par contre, les abondants dialogues sont une première.

La version longue, contenant une introduction et un entracte, est programmée pour les salles projetant le format soixante dix millimètres.

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