Avec Dane DeHaan, Tatiana Maslany, Kakki Peter, Gordon Pinsent, John Ralston et Jennfier Soucie.
Un
e ville contemporaine d’à peine deux cents habitants, une zone arctique aux élans lunaires, là où la température tombe souvent sous les moins cinquante degrés. Ici, les routes ne font que s’effacer dans l’infini blanc. C’est dans ce décor que Roman (D. DeHaan) et Lucy (T. Maslany), sont tombés en amour. Mais la demoiselle a un fantôme du passé qui la hante, la détruit. Elle doit le fuir ou elle brûlera de l’intérieur. Ensemble, ces amants décident de partir vers de meilleurs horizons. Ils foncent vers les espaces infinis de glace où l’étrangeté peut parfois donner l’impression que le voyage va vers l’intérieur d’eux-mêmes.
Durée : 1h35
Distribution : Films Séville
En salles depuis le 7 octobre 2016
Version anglaise avec sous-titres français
Par Corinne Bénichou
Ce drame, se déroule dans une région près du Pôle Nord. Il met en scène deux âmes torturées (la jeune femme a un passé douloureux), qui décident de fuir leurs démons.
Il a fallu quatre ans au réalisateur (La Cité, Rebelle, Le Nez) pour finaliser cette fiction dont il en est également le scénariste. Entre romance et angoisses, son histoire se passe dans des lieux évocateurs où un romantisme malheureux prend place.
La blancheur, les étendues, les aurores boréales et le froid du Grand Nord versus les dépotoirs, les carcasses d’autos, les courses de motoneiges et la vie au quotidien des gens qui y résident. Lui ne veut pas partir, elle ne peut pas rester ! Finalement ils décideront de tout quitter pour chercher le meilleur ailleurs !
Après les paysages de l’Afrique subsaharienne, le cinéaste choisi l’Arctique pour son sixième long métrage (le premier en anglais) et c’est dans un environnement hostile qu’il fait évoluer son couple malmené dans leur existence. Il y intègre un ours polaire comme métaphore et une blague qui donne le titre.
Les prestations des deux acteurs sont intenses. Leur passion destructive, alcool pour lui, visions cauchemardesques pour elle, est interprétée avec un naturel remarquable. Ils offrent des moments forts et touchants
La photographie de Nicolas Bolduc et la direction artistique d’Emmanuel Fréchette ajoutent au récit une puissance visuelle, entre autres, les caribous pris dans la glace, le blizzard avec un retour en 1985 et l’effondrement dans une crevasse.
Au final, Nguyen opte pour une délivrance sans retour.