Grand Central de Rebecca Zlotowski

Avec Tahar Rahim, Léa Seydoux, Denis Ménochet et Olivier Gourmet.

Malgré son mgrand centralanque de qualifications, Gary (T. Rahim), un jeune homme de la région de Lyon, décroche un poste de décontamination dans une centrale nucléaire de la basse vallée du Rhône. Au risque d’être rejeté par sa nouvelle équipe, il entame une liaison secrète avec Karole (L. Seydoux) la fiancée d’un collègue.

Durée : 1h34
Distribution : K-Films Amérique
En salles depuis le 6 décembre 2013

Par Corinne Bénichou

Après Belle épine, la réalisatrice s’attaque, avec ce drame, à un sujet délicat et peu abordé au cinéma, celui de l’énergie nucléaire avec toutes les angoisses et les dangers permanents que les personnes, s’activant à l’intérieur d’une centrale, vivent au quotidien.

Elle s’attarde aussi sur leur vie personnelle, intimement liée au travail puisque les équipes se retrouvent les soirs et les fins de semaine autour d’un verre ou d’un souper.

Le personnage de Tahar Rahim mise sur une double carte dangereuse, la première pour garder son emploi au risque d’y perdre sa santé (stérilité entre autres) et d’exposer ses collègues aux radiations, la seconde en tombant en amour avec une jeune femme déjà engagée. Des deux côtés, il brave l’interdit ! Son caractère, à tendance lyrique, contraste avec l’environnement sonore inquiétant, l’isolement moral et la violence physique dans lesquels il évolue.

Olivier Gourmet et Denis Ménochet, dans les rôles de Gilles et de Tony,offrent d’excellentes  prestations.

Le réalisme des situations et la fiabilité des dialogues font de Grand central, un film fort qui pose la question sur la pertinence de garder le nucléaire comme moyen de production d’électricité.

Il est à savoir que dix neuf centrales sont implantées en France depuis de nombreuses années.

Présentation au festival de Cannes 2013 dans la section Un certain regard.

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