La jeune femme est un bouquet de cultures. À la fois française, sénégalaise et guadeloupéenne, cette autodidacte dans l’âme traverse les années au fil de ses expériences de vie, persévère dans l’apprentissage de nouvelles connaissances et compétences pour l’amener à accomplir ses rêves.
Par Corinne Bénichou
La Métamorphose, son premier tableau, a été réalisé en 1992. Avant cette peinture, son expérimentation se faisait sur papier, au fusain. L’huile lui a permis de combiner formes, lumière, ombres et couleurs toujours de manière figurative. Son univers parlait d’identité, de justice, de féminité, d’intimité chez les adultes, mais aussi de l’innocence et de la douceur des enfants.
Son univers créatif a été long, rempli d’embûches et de remise en question. Apprendre à découvrir les choses simples de son existence suffisait au départ à ouvrir la porte aux bienfaits de l’art plastique, avec une curiosité, un goût d’explorer, de s’enrichir artistiquement. Elle fréquente, sur une période de deux ans, des ateliers destinés aux arts visuels. Bien outillée, l’artiste expose en France en 2004 et à Montréal en 2009. Au fur et à
mesure, elle se libère de l’orthodoxie de la peinture pour les yeux, afin de s’aventurer dans la découverte approfondie de son sujet, une sorte de psychanalyse de l’intériorité de l’être, une invitation à écouter le sens de l’existence, par les sentiments qui se nouent à travers le corps des pigments de couleurs choisies. Ainsi, la spatule trace son élan pictural, reflète une image plus complète ancrée dans son esprit.
2010, la galerie Charles Garo expose quelques œuvres, les années suivantes à la Fokus Gallery, au Centre Culturel Marocain, à la galerie Kaf Art, à la bibliothèque Ahuntsic, sans oublier les expositions en groupe avec l’association Quatre-A en France, la galerie Lamoureux Ritzenhoff, la Maison de l’Art Inc., la ville de Montréal, le Conseil des relations internationales de Montréal et Montréal Arts Interculturels, entre autres.
Depuis 2012, c’est onze ans d’assiduité, inspirée à vivre, à croire, à créer, à oser, à grandir par le langage lumineux des pigments colorés, qui invite les peuples à être dans la joie. Ses
œuvres expriment la volonté de mieux comprendre l’être humain, pour tendre vers la guérison des maux à travers une transcendance spirituelle. L’essentiel est de faire grandir les cœurs de ceux qui regardent ses œuvres. Encouragée de nombreux bons commentaires, elle se forge un esprit combinant les bienfaits d’être en toute liberté avec son être, de vivre en harmonie dans l’espace choisi, décidant d’investir de manière professionnelle dans ce riche domaine culturel de la création artistique et se donne les moyens, d’organiser une exposition solo la même année Chez le Portugais sur le boulevard Saint-Laurent.
2015, lauréate avec son affiche La Source Sauve au Rallye-Expos du festival Vues d’Afrique, puis le musée des Maîtres et Artisans du Québec, les cinquantième et cinquante
et unième expositions internationales du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec, dans le cadre de la Diversité à l’abbaye de Fontdouce en France. Son souffle, c’est : « Je pense, je crois, je dis, je fais, je vis« . Telle est sa démarche vers la voie de la sagesse divine à travers les arts visuels tout en contribuant au mieux-être social basé sur le respect des valeurs humaines unies à la création de l’Univers.
2019, reconnue pour sa toile Au cœur des nervures de l’être, elle participe au projet des Passionnés des Arts Visuels, avec Le Jardin des couleurs et de la diversité, écrit un poème Oui, suis née, mélange de couleurs éternelles et crée une huile L’Éra BLÉ SeMÉ.
2020, sa participation à la Cohorte de ArtxTerra, l’inscrit au prix Artiste entrepreneure de l’année, faisant ainsi partie des dix finalistes. Belle opportunité pour se faire connaître. Afin de valider la formation, un certificat lui est délivré. Elle devient alors membre de la galerie Lenoir, représentée jusqu’en mai 2022. Avec Nouvim-Arts sous le thème Culture en partage, regroupant un collectif de femmes afro-québécoises, deux toiles sont présentées en 2021.
Avril 2021, elle fait partie de l’exposition collective Salon des Indépendants II, organisée par le professeur Norman Cornett chez Georges Laoun Opticien. En juillet, au Symposium d’art organisé par Renéjac Ratthé, un certificat lui est remis par Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Samuel. Ensuite, elle participe à l’exposition Fusion d’art organisée par les Passionnés des Arts Visuels au centre d’art de Sainte-Rose-Laval. À la clef, un certificat Finissante Bootcamp la certifiant Artiste Entrepreneure Senior de la communauté ArtxTerra. L’année d’après, elle collabore à plusieurs projets, comme les expositions collectives du Rallye-Expos de Vues d’Afrique à la galerie Espace Urbain, le Salon des Artistes au marché Bon Secours, à la galerie Erga (Montréal) et l’Expo du Plateau des Arts (Petite-Rivière Saint-François).
2023, dès le printemps, Annie Sène expose dans divers lieux dont la Fokus Gallery, le Centre Culturel Marocain, la Maison du Brasseur, la résidence Cornélius (Montréal), le Centre d’art
(Laval). Récemment, dans le cadre du Rallye-Expos, au centre Na Rive et à l’Auberge du Plateau. En juillet, elle sera de la prochaine édition du Salon des Artistes au marché Bon Secours.