Jusqu’au 30 mai 2021, soixante artistes québécois et canadiens sont à l’honneur dans cette exposition qui regroupe des créateurs émergents mais aussi plusieurs de renommée nationale et internationale.
Par Corinne Bénichou

À travers de nombreux styles, thèmes et techniques, vous pourrez admirer une sélection de tableaux représentative de la création contemporaine d’ici, de Jocelyne Alloucherie à Zïlon en passant par Armand Vaillancourt, Richard Séguin, Murielle Faille, Robert Desautels, Raoul Duguay, mais aussi Marcel Barbeau, Marcelle Ferron, Jean-Paul Riopelle et Maurice Perron, artistes signataires du manifeste Refus global (1948).

La suite répond de manière assez significative aux mouvements (Prisme d’Yeux, abstraction géométrique, abstraction gestuelle, néo expressionnisme…) où se sont illustrées de grandes figures comme Alfred Pellan, Paul Vanier-Beaulieu, Jean-Paul Jérôme, Betty Goodwin, Roland Giguère, Denis Juneau, Jacques Hurtubise, André Jasmin, Janine Leroux Guillaume, Norman McLaren, Jean McEwen et Robert Wolfe.
À ce groupe se succède une impressionnante cohorte d’artistes renommés dont les personnalités rendent leurs productions à la fois reconnaissables au premier coup d’œil et très attachantes.
L’exposition répond pleinement au projet d’offrir un panorama significatif de la pluralité des tendances qui prévalent aujourd’hui. Elle réunit de nombreuses peintures se distinguant par leurs qualités mais aussi pour les préoccupations qu’elles véhiculent tant sur le plan formel que social.

Selon Bernard Lévy, écrivain et ancien directeur de la revue Vie des Arts, cette exposition donne un aperçu équilibré de l’histoire de l’art au Québec, de la naissance de la modernité aux expressions de l’art contemporain et actuel, en privilégiant les domaines du dessin, de la peinture, de la gravure et de la photographie.
Entrée libre.
Pour la deuxième fois consécutive, un encan-bénéfice virtuel y est associé. 2021 célèbre, les vingt ans. « L’objectif premier était d’aller chercher des revenus en faisant une place aux artistes du Centre-Sud ainsi que certains ayant un nom, plus établis, qui soient représentatifs des différents courants. Un travail est effectué pour témoigner de cette diversité. C’est vraiment la philosophie de ce projet. En 2000, un comité de coordination a été créé par des personnes liées au monde des Arts. » confirme le directeur général Éric Giroux, responsable de la recherche et des collections.
À cette occasion, René Binette, conseiller aux projets stratégiques, tient à rendre hommage à Michel Gendron, décédé en 2011, ancien directeur administratif et coordinateur de la première édition.
Acquérir une œuvre revient à jouer un précieux rôle d’acteur au cœur d’une activité qui s’inscrit désormais dans l’histoire de l’art. « Jusqu’en 2019, la soirée de clôture accueillait entre cent cinquante et cent soixante-dix acheteurs. C’était le point culminant de l’exposition. Elle se déroulait dans une atmosphère très agréable, un événement en soi ! Le virtuel permet des ventes plus large puisque les gens n’ont pas besoin de se déplacer, mais élimine le côté humain de la rencontre. Winston McQuade en est le commissaire-priseur, Annie Raynault, l’animatrice et Christiane Bergevin, l’ambassadrice.» ajoute Éric Giroux.

Fidèle à sa mission, l’Écomusée partage les profits avec les artistes et trois organismes du quartier. « Mères avec pouvoir, soutient les mamans monoparentales, leur donne un coup de pouce pour retrouver une place dans le monde du travail. L’auberge du cœur, le courant aide les jeunes itinérants en leur offrant de l’hébergement et des services afin de sortir de la rue. Les archives gais du Québec recueillent les traces de la vie communautaire lgbtq en compilant 
photos, journaux et autres, pour mémoire. Comme les trois œuvres sont offertes par les collectionneurs, les organismes touchent cinquante pour cent des ventes. » déclare Éric Giroux.
www.macause.com/ecomusee/encan
Écomusée du fier monde
2050, Atateken
Montréal
(514) 528-8444
www.ecomusee.qc.ca